La situation des personnes en milieu carcérale au Burkina Faso préoccupe l’Association Jeunesse Solidaire. C’est ainsi qu’elle est en réflexion pour produire un manifeste qui pourrait servir de guide pour une amélioration considérable des conditions de vie des détenus au Burkina Faso. L’acte signataire de rédaction de ce projet est intervenu ce samedi 13 mai 2023 à l’hôtel de ville de la commune de Bobo-Dioulasso. C’était au cours d’une cérémonie de lancement présidée par le Président de la délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso, Adama Bidiga.
Donner aux milieux carcéraux un visage plus humain par l’amélioration des conditions de détention et de séjour des détenus ainsi que du personnel administratif pénitentiaire. Tel est l’enjeu qui sous-tend la tenue d’un atelier qui doit aboutir à la rédaction d’un Manifeste. Ce projet est porté par l’association Jeunesse solidaire qui a réuni des acteurs de la société civile, des chefs coutumiers, des personnels administratifs de la sécurité pénitentiaire.
Pour Elvis Somda, président de l’association Jeunesse solidaire, cet atelier est un préalable à la rédaction d’un manifeste qui va permettre d’améliorer le traitement des personnes en conflit avec la loi. « Cet atelier de réflexion est nécessité pour l’association d1ns le but d’humaniser les prisons au Burkina. C’est pourquoi cet atelier va aboutir à la production d’un Manifeste dans le but de proposer des alternatives aux autorités pour une amélioration des conditions de séjour des détenus en milieu carcéral afin de conférer à nos prisons un visage plus humain », explique Elvis Somda.

Ce dernier précise ce document de plaidoyer ne va aussi pas omettre la cause de l’administration pénitentiaire. « Le manifeste aura également pour objectif de plaider pour la cause du personnel de l’administration pénitentiaire pour une dotation conséquente par rapport à leurs missions ».
Ainsi pour Salmata Compaoré représentante du président de la délégation spéciale communale, l’initiative de l’association est à saluer à sa juste valeur. « Il suffit de faire un tour dans nos maisons d’arrêt et vous comprendrez l’importance de ce projet qui vise à attirer surtout l’attention du public de ce qui se passe dans nos maisons d’arrêt et de correction », souligne-t-elle l’importance du projet de l’association.
Quant à l’administration pénitentiaire représentée par Gustave Zongo, contrôleur de sécuritaire pénitentiaire, ce n’est que des mots de remerciement et d’encouragement à l’endroit des porteurs du projet avec certainement l’espoir qu’il puisse atteindre ses objectifs.
Diakalia SIRI/Collaborateur (Ouest Info)




