Les phases éliminatoires de la SNC 2026, appelées Semaines régionales de la culture (SRC) qui se dérouleront du 6 au 9 septembre 2025 dans 13 régions du Burkina Faso ainsi que dans la diaspora burkinabé vivant en Côte d’Ivoire, au Mali et au Niger ont été officiellement lancées, le samedi 6 septembre 2025 à Kaya, chef-lieu de la région des Kuilsé.
La 22è édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) se tiendra du 25 avril au 2 mai 2026 à Bobo-Dioulasso, sous le thème : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ».

C’est en prélude à cette manifestation culturelle que la Direction générale de la SNC a lancé officiellement, le samedi 6 septembre 2025 à Kaya, les Semaines régionales de la culture (SRC) qui se tiennent, du 6 au 9 septembre 2025, dans les 14 régions culturelles du Burkina Faso ainsi que dans la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire, au Mali et au Niger.
Des innovations…
A écouter la Directrice générale (DG) de la SNC, Christiane Sanon, plusieurs innovations ont été apportées à cette édition. Il s’agit, entre autres, du lancement des SRC au mois de septembre au lieu d’octobre comme les éditions précédentes permettra aux artistes sélectionnés d’avoir plus de temps de préparation pour la phase finale; du nombre de disciplines artistiques élargi à la diaspora burkinabè pour la permettre de concourir dans cinq catégories au lieu de trois; de l’introduction du système de repêchage permettant à la meilleure troupe classée deuxième dans les disciplines du ballet et de la création chorégraphique de se qualifier à condition d’obtenir une moyenne égale ou supérieure à 14/20.

Aux grains de ce chapelet d’innovations, selon la DG Sanon, figure dans la catégorie art culinaire, l’harmonisation des temps de préparation formulée comme recommandation par les membres du jury des éditions précédentes.
Ainsi, il est fixé désormais à quatre heures pour les plats lourds, trois heures pour les plats légers et deux heures pour les desserts et boissons. « De même, la diaspora burkinabè vivant au Niger prendra part pour la première fois à ces compétitions de sélection régionale », a-t-elle poursuivi.
Pour Christiane Sanon, toutes ces évolutions visent à améliorer la qualité des prestations, à renforcer l’équilibre entre les participants et à promouvoir l’excellence artistique.
Une vitrine culturelle et citoyenne
Pour la DG Christiane Sanon, les SRC ne sont pas de simples compétitions artistiques mais des espaces de rencontre, de création et de découverte et surtout un cadre de sélection des meilleurs talents des régions du Burkina Faso.
A l’entendre, les compétitions concerneront plusieurs disciplines telles que les arts du spectacle, les arts plastiques, la gastronomie et les sports traditionnels.
C’est pourquoi, elle a encouragé les artistes à donner le meilleur d’eux-mêmes, à faire preuve de créativité, d’authenticité, de rigueur et de fierté. Quant aux membres du jury, la DG de la SNC les a invités au professionnalisme, à l’intégrité et à l’objectivité.

Le patron de la cérémonie, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a félicité les acteurs culturels tout en signifiant que les SRC sont une école du vivre-ensemble, une vitrine des traditions et un espace d’expression pour la jeunesse burkinabè. « Elles nous rappellent que la culture n’est pas un ornement ni un accessoire, elle est un pilier de notre développement, un instrument de cohésion sociale, un ferment de paix. La culture est l’âme de notre être social », a-t-il indiqué.
De ce fait, le ministre Ouédraogo a invité les acteurs culturels, les autorités locales et les populations des Kuilsé à s’approprier les SRC pour la promotion des richesses et patrimoines culturels.

Pour le porte-parole des parrains de la cérémonie, le ministre de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique, Dr Boubacar Savadogo, les compétitions artistiques, culinaires et sports traditionnels à travers les SRC sont le reflet de l’identité, de l’histoire et la capacité des burkinabè à se relever.
Pour lui, à travers ces disciplines suscitées, les burkinabè bâtiront des ponts entre les communautés, générations et rêves. Le ministre Sawadogo a donc invité les artistes des 14 régions culturelles à se donner pour représenter valablement leurs localités et surtout honorer leurs cultures locales.
Émile Segda/correspondance particulière




