Dans les centres urbains, la publicité constitue un secteur très lucratif qui profite aux collectivités. Pour l’année 2024, il était attendu dans les caisses de la commune de Bobo-Dioulasso, 320 191 500 FCFA au titre de la taxe sur la publicité.
A la date du 21 mai 2025, le président de la délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso, dans un communiqué, annonce une opération spéciale de recouvrement des restes de la taxe sur la publicité, exercice 2024.
Mais à combien s’élèvent ces restes ? Sur une prévision de 320 191 500 FCFA, 234 172 300 FCFA ont été recouvrés soit un écart de 86 019 200 FCFA selon Brama Dao, directeur de la recette et de l’analyse financière (DRAF) de la commune de Bobo-Dioulasso.
Parmi les entités non encore à jour de leurs taxes sur la publicité, viennent en tête les régies publicitaires, avec un reste de 50 114 000 FCFA suivi par les stations-services qui doivent encore à la commune au titre de l’année 2024, 22 999 006 FCFA et les pharmacies avec 10 509 000 FCFA.
Une opération pour recouvrer les restes de la taxe
Cette opération spéciale de recouvrement des restes de la taxe sur la publicité, exercice 2024 qui a débuté le 25 mai 2025, se mènera en deux (02) phases.
Une première phase qui consiste à un marquage des panneaux ou enseignes non à jour et une seconde phase pour leur démolition ou destruction. « Celui ou celle qui ne vient pas s’exécuter, verra son panneau ou enseigne maculer. Et si après ça, la personne ne s’exécute pas, nous allons passer à la destruction pure et simple du panneau ou de l’enseigne publicitaire », a expliqué Brama Dao.
une taxe sous-evaluée
320 191 500 FCFA comme taxe sur la publicité est peu pour une commune comme Bobo-Dioulasso, à en croire son directeur de la recette et de l’analyse financière (DRAF) et ce, au regard du dynamisme du secteur. « Il y a des panneaux qui n’ont pas été imposés », regrette-t-il.

Cette situation s’explique par plusieurs raisons que la commune serait en train de travailler pour corriger selon lui. « On n’a pas la maitrise du potentiel parce que l’imposition est faite par le trésor. Si le recensement et l’imposition sont faites par l’ordonnateur du budget, cela nous donne une certaine maitrise de la situation », a-t-il indiqué.
Si tout le territoire communal est couvert, dit-il, on peut s’attendre à près de 800 millions francs CFA. « Pour cette année 2025, nous sommes en train de travailler pour relever le niveau de cette taxe », martèle-t-il.
En rappel selon la loi 080 portant Code de la publicité au Burkina Faso, les enseignes, « toute inscription, forme ou image apposée sur un immeuble et relative à une activité qui s’y exerce », sont soumises aux règles de la publicité.
Il en est de même pour les pré-enseignes qui constituent « toute inscription, forme ou image indiquant la proximité d’un immeuble où s’exerce une activité déterminée ».
Par Jack Koné/Ouest Info




