La 7e édition des Ateliers d’initiation Kienta a pris fin dans l’après-midi du dimanche 23 août 2026, dans le quartier Farakan de Bobo-Dioulasso. Lancée le 7 juillet dernier par la structure Ardji Dance, l’initiative a permis à plus de 40 enfants issus de différents quartiers de la ville de s’exprimer et d’apprendre à travers l’art, la danse, le conte, le théâtre et le slam.
Placée sous le thème « Maya, rester humain », cette édition, dont le terme « Kienta » signifie « prends ton héritage » en français, avait pour objectif de sensibiliser les enfants aux valeurs humaines et sociales. Pendant deux mois, les participants ont été initiés à différentes disciplines artistiques, tout en étant sensibilisés au respect, à la solidarité et au vivre-ensemble.
Selon Djibril Ouattara, promoteur des Ateliers d’initiation Kienta, l’une des principales innovations de cette édition a été l’organisation d’une phase festive destinée à rapprocher l’art et le théâtre du grand public.

À travers le thème retenu, le promoteur entend également mettre l’accent sur la place de l’humain dans la société. « Nous avons l’obligation de devenir des humains, de vivre ensemble », souligne-t-il.
Djibril Ouattara a, par ailleurs, invité les partenaires à accompagner davantage l’initiative. « Aux ateliers d’initiation Kienta, tout le monde peut être partenaire. Nous sommes ouverts à tous les partenariats pour une bonne réussite des Kienta qui forment les enfants de demain », a-t-il déclaré.
Salimata Sanou, représentante des enfants ayant participé aux ateliers, en est à sa deuxième participation à Kienta. Elle affirme avoir acquis de nombreuses connaissances au cours de ces deux mois. « J’ai appris à faire du koko-Dunda, le théâtre et le respect des aînés. J’invite les autres enfants à y participer car, aux ateliers d’initiation Kienta, c’est une école d’apprentissage de la sagesse, du vivre-ensemble et de la solidarité. C’est tout ce qu’on n’apprend pas à l’école comme enseignement des valeurs sociales », confie-t-elle.

Présent à la cérémonie de clôture de la phase festive, Abdoulaye Ouédraogo, alias Ablo de Bobo, a salué l’initiative. « Aujourd’hui, Kienta 7 est une école d’éducation des enfants. Nous sommes obligés, à cet effet, d’accompagner le promoteur Djibril Ouattara dans ce projet de rééducation des enfants à travers l’art », a-t-il déclaré.
Pour la prochaine édition, le promoteur entend s’inspirer de l’histoire de la guerre de Bani-Volta, afin de poursuivre son travail de transmission culturelle et de sensibilisation de la jeunesse.
Ali Djibey (stagiaire)/Ouest Info




