L’Observatoire de la qualité des services financiers du Burkina Faso (OQSF-BF), avec l’appui de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), a organisé du 28 au 30 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso un atelier de formation sur la médiation et l’éducation financière au profit des associations de consommateurs. La cérémonie de clôture de la formation a été présidée par Nicolas KOBIANÉ, Chargé d’Appui Technique représentant le Directeur Général de l’ANPFI.
Après Ziniaré et Koudougou, c’est à Bobo-Dioulasso que l’OQSF-BF a bouclé sa série d’ateliers régionaux dédiés à la médiation et à l’éducation financières.
Pendant trois (03) jours, des représentants de la Ligue des consommateurs du Burkina ont échangé autour de plusieurs thématiques comme la gestion budgétaire, l’épargne, la gestion responsable de la dette, la prévention du surendettement et la protection des usagers des services financiers.

La médiation financière, un levier d’inclusion
Edgar Ouattara est le médiateur financier au sein de l’OQSF. Dans son allocution, il a souligné l’importance de cette initiative qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la confiance entre consommateurs et institutions financières.
« Cet atelier a permis de doter les représentants de la Ligue des consommateurs de connaissances pratiques en matière de gestion budgétaire, d’épargne, de dette et de médiation financière. Ces outils sont essentiels pour accompagner efficacement les citoyens dans leurs choix et leurs relations avec les prestataires de services financiers », a-t-il déclaré.

Pour lui, la médiation financière constitue désormais un levier incontournable de la stratégie nationale d’inclusion financière. « Le dispositif de médiation financière est un nouvel outil de notre écosystème. Il vise à régler à l’amiable les différends entre consommateurs et institutions financières afin d’éviter les contentieux souvent longs et coûteux », a-t-il expliqué le bien-fondé des ateliers.
Une collaboration avec la Ligue des consommateurs
Par ailleurs, Edgard Ouattara a rappelé que plusieurs catégories de citoyens sont déjà concernées par ces actions et que la Ligue des consommateurs représente, selon lui, une étape stratégique de ce processus.

« Nous avons sensibilisé un certain nombre de populations cibles, et aujourd’hui, c’était la Ligue des consommateurs », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que l’initiative se poursuivra avec d’autres groupes utilisateurs de services financiers.
Il a aussi insisté sur l’importance de la collaboration engagée avec la Ligue, qu’il qualifie de partenaire essentiel pour la diffusion du message d’inclusion financière à l’échelle nationale.
Des participants reconnaissants
Prenant la parole au nom des participants, Youl Judith Méda a exprimé sa reconnaissance aux organisateurs pour la pertinence et la qualité de la formation.

« Un grand merci à l’ANPFI qui a cherché à nous éduquer sur tous les modules que nous avons suivis durant cette formation. Ce sont, entre autres, la gestion des dettes, la médiation financière et la protection des droits des consommateurs. Nous sommes des relais au niveau des provinces et je pense que nous sommes désormais suffisamment nantis de connaissances pour faire fidèlement le compte rendu dans nos milieux respectifs afin que cela soit utile à nos consommateurs », a-t-elle ajouté.
De son côté, Dasmané Traoré, président de la Ligue des consommateurs du Burkina, a salué une initiative répondant à un besoin réel d’accompagnement.

« Cet atelier est d’un grand intérêt pour nous, représentants des consommateurs. Beaucoup de Burkinabè ne profitent toujours pas des bienfaits des institutions financières. Il était temps de susciter davantage d’intérêt pour que ces services soient accessibles et profitables à tous », a-t-il confié, en promettant que la Ligue s’impliquera pleinement pour faire écho de ces acquis sur le terrain.
Un cycle d’ateliers achevé
La session de formation de Bobo-Dioulasso, faut-il le rappeler, marque la fin d’un cycle d’ateliers régionaux initié par l’OQSF-BF à travers le pays.

L’institution entend poursuivre cette dynamique de proximité afin de renforcer, partout au Burkina Faso, la confiance entre usagers et prestataires de services financiers.
Ackim Traoré & Dofinitessan Kini (stagiaire) / Ouest info




