Dans la soirée de ce samedi 25 juin 2022, la coordination des organisations pour la libération de l’ancien président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a tenu une assemblée générale dans la salle de conférence de Ran Hôtel à Bobo-Dioulasso. Cette AG visait à sonner la mobilisation en vue d’accentuer la lutte pour obtenir la libération totale du président Kaboré.
Dénoncer la détention arbitraire de l’ex président Roch Kaboré et exiger sa libération immédiate et sans condition. C’est la raison qui a motivé de la tenue de cette assemblée générale par la coordination.
Selon le porte-parole de la coordination Désiré Guinko, cette détention du président Roch Marc Christian Kaboré est une violation de la constitution du Burkina Faso. Il rappelle qu’après le coup d’Etat, la constitution avait été suspendue puis rétablit.
Donc pour lui, la constitution est en vigueur et l’Etat fonctionne sur la base de cette constitution. Cette constitution indique-t-il, stipule que l’on ne peut détenir un burkinabè sur la base d’aucun fondement juridique. Il pense que Roch Kaboré est emprisonné dans sa propre maison. « Après le coup d’Etat, il était détenu dans un point A à Ouaga 2 000, suite à la pression de la communauté nationale et internationale, il a été transféré chez lui à la Patte d’Oie. Il reçoit la visite de sa famille de 10 heures à 20 heures. Il n’a pas droit à la communication téléphonique et quiconque souhaite lui rendre visite devrait s’inscrire et cela est laissé à l’appréciation des autorités de la transition » a relaté Désiré Guinko.

Il indique que des actions de lutte pour la libération totale du président Kaboré ont souvent été empêchées. D’où une démarche pacifique de dialogue initiée auprès des institutions de défense des droits de l’Homme, des partis politiques, des coutumiers et religieux pour demander leur implication dans la lutte pour la libération totale du président Kaboré.
Il dit ne pas comprendre, comment des gens qui demandent l’union et la réconciliation du peuple, peuvent se comporter en même temps en hors la loi. « On ne peut pas être en pleine crise sécuritaire et continuer de se mettre des bâtons dans les roues et de se battre à l’interne » a dit Désiré Guinko. Il estime que la libération totale du président sera un grand pas vers l’apaisement et l’unité.
Pour lui, le pouvoir de la transition est en manque de solution pour désamorcer cette crise au Burkina si bien qu’il a fait appel à la contribution de l’ex président renversé pour incompétence.
Il rassure que la coordination sera dissoute si toutefois Roch Marc Christian Kaboré venait à être libéré. En attendant la coordination annonce un meeting de protestation le 2 juillet à Koudougou pour la même cause.
Moussa Koné (Ouest-info.net)




