Le Comité de réhabilitation et de gestion des cimetières de Bobo-Dioulasso (CRGCB) a procédé au lancement des travaux de réhabilitation du cimetière de Bindougousso. Objectif, remettre en service ce cimetière qui était fermé aux inhumations depuis plusieurs années. C’était à Bobo-Dioulasso dans la matinée du jeudi 27 novembre 2025 sur le site dudit cimetière situé sur la route du village de Léguéma.

98 072 610 F CFA. C’est le coût estimatif des travaux de réhabilitation du cimetière de Bindougousso à Bobo-Dioulasso. En tandem avec la commune de Bobo-Dioulasso, le comité de réhabilitation et de gestion des cimetières de Bobo-Dioulasso (CRGCB) entend rendre opérationnel cet ancien cimetière dans le but de désengorger et d’anticiper sur le futur.
Pour le premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, Moussa Sanou, les actions dirigées vers les cimetières sont à prendre trop au sérieux car il estime que c’est plus qu’une question morale.

Pour lui, il est bien plus que nécessaire de bien accompagner les morts. « Cela fait belle lurette que le comité de réhabilitation et de gestion des cimetières de Bobo-Dioulasso s’est lancé avec l’accompagnement de la commune, dans des actions de réhabilitation et d’aménagement de cimetières de la commune. C’est une action à saluer à sa juste valeur car ceux qui nous ont quitté ont besoin d’être bien accompagnés. Nous estimons que c’est une tâche qui nous incombe tous », Moussa Sanou apprécie-t-il.
Porte-parole du CRGCB à la cérémonie de la pose de la première pierre, Joachim Koné a souligné l’importance du lancement des travaux de réhabilitation par le fait que les cimetières sont des lieux sacrés. Il souligne que la réhabilitation du site de Bindougousso va permettre de désengorger les autres cimetières de la ville qui connaissent une forte pression.

Pour ce faire, Joachim Koné a lancé un appel à l’ensemble des bobolais et des burkinabè en général à s’approprier ces initiatives qui sont bénéfiques à tous d’une manière ou d’une autre. « Ces travaux de réhabilitation constituent une tâche commune et ce site n’est pas le seul. Il y a plusieurs sites qui attendent cette initiative afin de désengorger les cimetières fonctionnels. Nous souhaitons que tout le monde s’engage afin que nous puissions réaliser ces travaux qui nécessitent d’énormes moyens financiers », Joachim Koné lance-t-il.

Du reste, ce dernier a invité les bobolais à se départir de certaines pratiques qui font parfois des cimetières des dépotoirs. « J’invite également la population à se méfier des ragots qui sont de nature à saper les efforts de mobilisation de ressources du comité », ajoute le porte-parole du CRGCB à la cérémonie de lancement des travaux.Il est à noter que la durée des travaux va dépendre du degré d’engagement des citoyens en termes de contributions pour la concrétisation du chantier.
Léïla Koté/serge Palm(stagiaires Ouest Info)




