Le mouvement M30 Naba Wobgo a animé une conférence de presse le vendredi 26 août 2022 à Bobo- Dioulasso. Objectif, dénoncer la politique française et exiger le départ de l’ambassadeur français Luc Hallade. C’est selon les responsables du mouvement la seule manière pour consolider la paix et garantir un retour à la stabilité au Burkina Faso.
Au cours de la conférence de presse, le coordonnateur du mouvement Nestor Podasse a dénoncé de nouveau les propos et le comportement irrespectueux de l’ambassadeur de France au Burkina Luc Hallade. Après avoir demandé le départ du diplomate français, les conférenciers sont allés plus loin en demandant aux autorités de la transition de mettre fin aux accords militaires avec la France.
Aussi le mouvement invite le gouvernement à travailler dans l’intérêt des Burkinabè. « Nous invitons le gouvernement à rejoindre le peuple dans la lutte contre l’impérialisme français pour que la France quitte le territoire burkinabè. Nous ne saurons abandonner cette lutte que lorsque nous aurons la satisfaction de notre plateforme revendicative qui n’est autre que le départ de l’ambassadeur français car nous observons dans sa politique une entrave aux efforts de paix et de la bonne marche de notre république », ont fait savoir les responsables du M30.
Pour rappel, contre les propos de l’ambassadeur français au Burkina Faso, le mouvement M30 Naaba Wobgo avait exigé le départ pur et simple du diplomate du pays. Ainsi pour joindre l’acte à la parole, l’OSC a imaginé des manifestations hebdomadaires devant le consulat français et le gouvernorat chaque vendredi. Une manière pour ses responsables de mettre la pression aux autorités sur leur volonté de voir partir du Burkina l’ambassadeur Luc Hallade. La première manifestation qui devrait avoir lieu le 12 août 2022 a été interdite. Une conférence de presse s’en était suivie pour dénoncer cet état de fait.
A l’issue de la conférence de presse du 26 août 2022, Nestor Podasse et ses camarades disent être déterminés à maintenir leur manifestation chaque vendredi jusqu’à obtenir le départ de Luc Hallade du Burkina Faso et ce, malgré l’interdiction qui leur est opposée.
Ousmane Kindo/stagiaire




