Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques a procédé, dans l’après-midi du jeudi 27 août 2026, au lancement officiel de l’opération « Soutien aux provendiers en stock de céréales à prix subventionnés ». Objectif, contribuer à l’intensification de l’élevage. La cérémonie s’est tenue dans les locaux de la Direction provinciale de l’Agriculture, au quartier Kuinima, en présence du ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko.
15 000 tonnes. C’est la quantité de tonne de céréales subventionnées au profit des provendiers pour la première phase de l’opération « Soutien aux provendiers en stock de céréales à prix subventionnés ». Le gouvernement, souligne le ministre délégué, ambitionne progressivement de porter cette quantité à 30 000 tonnes d’ici la fin de l’année 2026.

Selon le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, le secteur de l’élevage fait face à plusieurs défis notamment celui de l’alimentation animale. « En matière d’élevage, nous avons plusieurs défis. À travers Faso Guulgo, dont le rôle est de fournir aux producteurs des aliments à prix subventionnés, nous voulons accompagner l’ensemble des producteurs. Mais Faso Guulgo, à lui seul, ne peut pas assurer l’alimentation du bétail pour l’ensemble des espèces animales de notre pays », a-t-il expliqué.
Il a précisé que cette première phase porte sur 15 000 tonnes, avec une augmentation progressive de la quantité. « Pour cette première phase, nous allons subventionner 15 000 tonnes, mais progressivement nous allons augmenter la quantité pour atteindre les 30 000 tonnes de céréales subventionnées au profit de l’ensemble des provendiers du Burkina Faso, afin que nous puissions avoir des aliments de qualité et, à la fin, des volailles accessibles à tous les Burkinabè », a déclaré Amadou Dicko.

Le ministre délégué a également appelé les provendiers bénéficiaires à respecter la destination des céréales mises à leur disposition. Il leur a notamment demandé de les utiliser pour la fabrication d’aliments destinés aux animaux. « La tonne de maïs subventionné est à 100 000 FCFA, alors que sur le marché, la tonne est vendue entre 140 000 et 170 000 FCFA. Il s’agit donc d’une subvention de près de 50 %. C’est une opération que nous allons poursuivre », a indiqué le ministre délégué.
La SONAGESS appelle au respect de la destination des stocks
La Société nationale de gestion des stocks de sécurité alimentaire (SONAGESS) intervient dans la mise en œuvre de cette opération. Selon Alfred Kola, directeur général de la SONAGESS, la structure participe à la remise des stocks aux provendiers à travers le mécanisme du stock hors champ.

Alfred Kola a, lui aussi, insisté sur le respect de la destination des céréales subventionnées. « Nous invitons les provendiers bénéficiaires à ne pas mettre ces vivres à la disposition de la consommation humaine. C’est strictement interdit. Ces stocks sont uniquement destinés à la consommation animale », a-t-il insisté.
Du côté des bénéficiaires, la mesure est appreciée à sa juste valeur . Wilfried Razack Ouédraogo, représentant des provendiers bénéficiaires, a exprimé sa reconnaissance aux autorités pour cette initiative.
Selon lui, cette opération constitue un grand soulagement pour les provendiers qui pourront désormais, dit-il, accéder à des céréales de qualité à moindre coût. « Nous en ferons bon usage pour répondre à l’appel du président Ibrahim Traoré, qui est de nourrir les Burkinabè », a-t-il déclaré.

Du reste, le gouvernement selon le ministre Amadou Dicko, entend ainsi soutenir les acteurs de la filière animale, alléger le coût de l’alimentation animale et contribuer à améliorer la disponibilité et l’accessibilité des produits issus de l’élevage sur les marchés locaux.
Ali Djibey et Fatimata Barro(stagiares) / Ouest Info




