L’Assemblée législative du peuple (ALP) a adopté à l’unanimité, le mardi 20 octobre 2026, le nouveau Code pénal burkinabè. Le texte prévoit la peine de mort pour plusieurs infractions, notamment le terrorisme, la trahison, l’espionnage, le parricide et l’importation de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort.
Composé de 933 articles, ce nouveau Code pénal révise la loi du 25 mai 2018. Selon le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, le rétablissement de la peine capitale vise notamment à renforcer la réponse judiciaire face au terrorisme et à sanctionner sévèrement les crimes jugés particulièrement graves.
Le ministre a également souligné que les auteurs et complices d’actes de terrorisme sont concernés par cette disposition.
La peine de mort avait été abolie au Burkina Faso en 2018. Le projet de révision du Code pénal avait été adopté en Conseil des ministres le 4 décembre 2025.
Le gouvernement prévoit désormais des actions de vulgarisation du nouveau texte, notamment sa traduction dans les langues nationales, afin de faciliter son appropriation par les populations.
Ouest Info




