Dans la matinée du samedi 27 septembre 2025, l’Observatoire Burkinabè des Médias (OBM) a tenu à Bobo-Dioulasso, un atelier de restitution de son rapport 2024 sur les contenus des médias. Face aux professionnels des médias de Bobo-Dioulasso, le bureau de l’instance d’autorégulation des médias a fait le diagnostic des contenus médiatiques assorti de recommandations pour plus de professionnalisme dans les productions journalistiques. L’atelier s’est tenu à la salle Casimir Koné de la RTB/Guiriko en présence de quelques dizaines de journalistes issus des différentes rédactions de la ville.
L’OBM face aux professionnels de médias de Bobo-Dioulasso. C’est une première dans l’histoire de cette instance d’autorégulation. Prenant la parole, les principaux membres du bureau ont tour à tour salué la mobilisation des journalistes pour la circonstance. Ce qui témoigne, estiment-ils, de l’intérêt que les professionnels de médias de Bobo-Dioulasso accordent aux activités de l’OBM.
Rapporteur général du rapport 2024 de l’OBM, Bernard Marie André Pouya a fait un exposé des résultats des travaux de l’instance sur les contenus médiatiques de l’année dernière. Un exercice qui a présenté un tableau peu reluisant des productions journalistiques dans leur globalité.
La synthèse du rapport laisse également transparaitre les défis des médias et des journalistes dans cette période de crise que traverse le Burkina Faso. Pour ce faire, les membres du bureau de l’OBM ont invité leurs pairs journalistes à s’adapter au contexte tout en restant professionnels.
Présents à l’atelier, les journalistes ont posé des préoccupations sur la réalité du terrain qui est parfois de nature à compliquer les bonnes pratiques professionnelles. Des préoccupations qui ont été largement débattues de manière constructive.
Amado Ouangrawa est le président de l’OBM. Pour lui, le rôle de la structure qu’il dirige est d’éviter les graves manquements qui peuvent conduire les professionnels de médias devant le Conseil Supérieur de la Communication ou devant les juridictions.

Du reste, le bureau de l’OBM a formulé dans son rapport des recommandations à l’endroit du gouvernement, des responsables de médias et des partenaires des médias afin que la presse burkinabè soit davantage professionnelle. Quant aux participants à cet atelier de synthèse du rapport 2024 de l’OBM, ils ont pour la plupart salué la démarche de l’instance d’autorégulation qui, disent-ils, va permettre de corriger les manquements dans les médias.
Créé le 13 octobre 2012 à Ouagadougou, l’Observatoire Burkinabè des Médias est une institution d’autorégulation qui œuvre au respect des règles de l’éthique et de la déontologie dans les médias. Son objectif est de renforcer le professionnalisme des médias burkinabè.
Aïchata Ouattara(stagiaire)/ouest info




