L’Association Semfilms, en partenariat avec l’Ambassade du Canada au Burkina Faso, a organisé, du 16 au 17 janvier 2026 à Bobo-Dioulasso, “les 48 heures de l’engagement des jeunes de Bobo-Dioulasso pour la Sécurité, la Paix et la Cohésion sociale”.
Ces activités, tenues en présence de l’ambassadrice du Canada au Burkina Faso,visent à offrir aux élèves et étudiants de Bobo-Dioulasso un cadre d’échanges et d’activités favorisant le dialogue, la solidarité et l’acceptation de l’autre.

Durant deux jours, plusieurs activités ludiques et pédagogiques ont été proposées à la jeunesse bobolaise, notamment des compétitions sportives (football féminin et aérobic), prestations culturelles, projections de films et conférences publiques.
À travers ces espaces d’expression, les organisateurs ont sensibilisé les jeunes sur l’importance de l’unité, de la solidarité et du vivre-ensemble, indispensables à la construction d’une paix durable au Burkina Faso.
Semfilms mise sur la jeunesse pour bâtir la paix
Pour Jean Sylvanus Ouali, coordonnateur des programmes à Semfilms, ce projet s’inscrit dans la volonté de positionner la jeunesse au cœur de la recherche de solutions.

« Nous avons voulu engager les jeunes sur le chemin de la paix et du vivre-ensemble. C’est ce qui a motivé l’accompagnement de l’Ambassade du Canada au Burkina Faso et au Bénin, afin de donner la parole à la jeunesse bobolaise pour qu’elle s’engage avec nous dans la construction d’un Burkina Faso de paix », a-t-il déclaré.
Le Canada réaffirme son engagement aux côtés des jeunes
L’ambassadrice du Canada au Burkina Faso, Tin Guthrie, a salué l’initiative de Semfilms, qu’elle qualifie de vecteur essentiel de cohésion sociale.

« Le Canada croit profondément en la capacité des jeunes à transformer leurs communautés. Nous restons engagés à soutenir les initiatives renforçant la paix, l’inclusion et la participation citoyenne, ainsi que des actions en faveur de l’autonomisation des jeunes, des femmes et des communautés », a-t-elle affirmé.
Très impressionnée par son premier contact avec les élèves et étudiants de Bobo-Dioulasso, elle s’est dite « touchée par l’esprit de solidarité qui anime cette jeunesse ».
Le CCDJ, un espace d’expression et de formation
La majorité des activités se sont déroulées au Centre Culturel Dialogue pour Jeunes (CCDJ) à Yéguéré, dans le secteur 10 de Bobo-Dioulasso.

Selon Adama Demé, responsable du centre, le CCDJ est un espace dédié aux activités culturelles, aux formations, aux projections de films et aux débats citoyens. Le centre abrite plus de 2 000 ouvrages, dont une cinquantaine consultée chaque semaine.
Créé en 2022, il ambitionne de devenir un cadre privilégié de rencontre et de dialogue pour une jeunesse responsable, solidaire et engagée pour un Burkina Faso de paix durable.
Abdoulaye Konkombo/Ouest Info




