Du riz étuvé aux biscuits, en passant par les gâteaux et le couscous à base de riz, l’Union nationale des sociétés coopératives d’étuvage de riz (UNERIZ) du Burkina Faso met en lumière la diversité de ses produits à l’occasion de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Installée au stand A19 du pavillon Pyramide, l’organisation entend profiter de cette vitrine pour promouvoir le riz burkinabè et valoriser le savoir-faire des femmes étuveuses.

Au quatrième jour de cette 18e édition du SIAO, le stand de l’UNERIZ attire des visiteurs curieux de découvrir les produits issus du savoir-faire des femmes étuveuses de riz. Situé au pavillon Pyramide, à droite de l’entrée, le stand A19 présente une gamme variée de produits locaux, avec pour produit phare le riz étuvé du Burkina Faso.
« Participer au SIAO, c’est une occasion pour nous de parler davantage de l’UNERIZ aux visiteurs, de montrer nos produits, nos savoir-faire et ce que les femmes étuveuses font », explique Mariam Ouédraogo, chargée de communication et de marketing de l’organisation.
Sur son stand, l’UNERIZ propose du riz conditionné en différents formats de 1 kg, 5 kg, 25 kg et 50 kg. À cette offre s’ajoutent plusieurs produits dérivés, notamment des gâteaux, des biscuits et du couscous fabriqués à base de riz.

Après quatre jours de présence au salon, la représentante de l’organisation dresse un bilan encourageant. Elle relève un intérêt des visiteurs pour les produits locaux, dans un contexte marqué par la promotion de la consommation nationale. « Les festivaliers s’intéressent beaucoup aux produits locaux, surtout qu’on parle maintenant de consommer local. Quand les gens passent, ils voient que c’est du riz étuvé, du riz produit au Burkina Faso, transformé par des étuveuses qui sont de braves femmes du Burkina Faso, commercialisé ici et consommé par les Burkinabè », souligne-t-elle.
Salima, une marque qui valorise le riz local
Face à la diversité des marques de riz présentes sur le marché, l’UNERIZ mise sur la qualité et la traçabilité de ses produits. Sa nouvelle marque, dénommée « Salima », porte également une dimension symbolique.
Selon Mariam Ouédraogo, ce nom est inspiré de ceux de deux anciennes présidentes de l’organisation, Salima et Mariam, aujourd’hui décédées, qui ont contribué à la construction et au développement de l’union.

Au-delà de cet hommage, la marque entend mettre en avant un produit entièrement burkinabè, de sa production à sa commercialisation, en passant par sa transformation. « Notre particularité ici, c’est que c’est du riz 100 % burkinabè. Il a été produit ici par nos producteurs, transformé par nos femmes et consommé par des Burkinabè », précise la chargée de communication et de marketing.
L’organisation met également en avant la qualité du conditionnement. Le riz proposé est soigneusement trié et débarrassé des impuretés, notamment des cailloux. Un travail qui vise à faciliter sa préparation et à répondre aux attentes des consommateurs. « C’est du riz qui est vraiment bien trié, bien conditionné, sans cailloux. On n’a pas besoin de le laver à plusieurs reprises. Il suffit de le laver une seule fois avant de le mettre dans la marmite », assure Mariam Ouédraogo.
L’UNERIZ invite les visiteurs à découvrir ses produits
À travers sa participation au SIAO, l’organisation ne vise pas uniquement la commercialisation de ses produits. Elle entend également faire davantage connaître son savoir-faire, élargir sa clientèle et encourager la consommation du riz produit et transformé au Burkina Faso.

Dans cette dynamique, Mariam Ouédraogo invite les festivaliers à faire un détour par le stand A19 du pavillon Pyramide pour découvrir les différentes offres de l’UNERIZ. « On invite vraiment tous les visiteurs à faire un tour au stand A19, le stand de l’UNERIZ, pour prendre connaissance de nos produits et voir ce qu’on leur présente. C’est du bon riz », lance-t-elle.
Parmi les visiteurs séduits par cette offre figure Awa Kabré, qui a pu se procurer du riz de l’UNERIZ. Pour cette nouvelle cliente, le choix est avant tout motivé par la curiosité de découvrir une nouvelle saveur du riz local. « Nous sommes à la recherche d’un nouveau goût. En famille, nous consommons déjà plusieurs marques de riz local, mais j’ai pris celui de l’UNERIZ pour essayer aussi. Si c’est bon, je ne manquerai pas de revenir en acheter », confie-t-elle.
Pour rappel, l’UNERIZ est une organisation qui regroupe des sociétés coopératives de femmes étuveuses de riz du Burkina Faso. Elle œuvre à la promotion et à la valorisation du riz produit localement.
Éric Zoundi/ Correspondant Ouest Info à Ouagadougou




