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Burkina/SNC Bobo 2026 : les tenues des lutteurs traditionnels, entre identité culturelle et croyances mystiques

Au stade Wobi de Bobo-Dioulasso, la lutte traditionnelle est au cœur des compétitions culturelles de la SNC 2026. Les lutteurs, pour la plupart à demi vêtus, se préparent. Pour certains, leurs culottes et filets autour de la hanche sont une marque d’identité culturelle ; pour d’autres, un atout pour mieux affronter l’adversaire.

Culottes tissées de fils artisanaux, filets pour renforcer les reins… Comme pour dire que « c’est la hanche qui fait la lutte ». Tous prennent soin d’arborer des sortes de jupettes aux allures parfois mystiques. Certains affirment même que « personne ne doit toucher à ma tenue de lutte », de quoi alimenter l’imaginaire autour du caractère mystique de ces accoutrements. Pourtant, aucun des lutteurs rencontrés n’a clairement attribué un sens mystique à sa tenue.

Karim Bazongo, compétiteur de la région de Nando dans la catégorie des 97 kg et plus, en est à sa quatrième participation à la SNC. Pour lui, la ceinture à filets n’a rien de mystique ni de sacré : elle est plutôt une source d’inspiration et de force.

« Je lutte toujours habiller ainsi. C’est d’abord pour donner de la rondeur à la hanche et renforcer les reins. Le bruit des perles me donne encore plus de force pour vaincre mon adversaire. Avec ces filets, je n’ai pas peur de l’affronter », explique-t-il.

Sibiri Ki, autre compétiteur de la région de Nando, partage un avis proche. Selon lui, cet accoutrement est essentiel pour mieux lutter, mais il reflète aussi son identité culturelle. « Ces filets autour de ma hanche traduisent mon origine. Ils portent même les couleurs nationales. Chaque fois que j’entre dans l’arène, j’y pense », confie-t-il.

Abdoul Bachitou Tiohé, représentant la région de Bankui, voit dans cette tenue un élément indissociable de la pratique. « Cette tenue m’accompagne. Elle fait partie de ma tradition. Chaque fois que j’entre dans l’arène, je dois attacher cette ceinture. Mais ce n’est pas un “wack” », précise-t-il.

Qu’elles soient symbole de wack ou d’identité culturelle, les tenues des lutteurs traditionnels burkinabè sont un reflet de la richesse du patrimoine culturel du Pays des Hommes intègres.

Serge Palm, Ali Zongo et Jean baptiste Ye/(Stagiaires) Ouest Info

La rédaction
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Ouest Info est un média en ligne basé à Bobo-Dioulasso dans la région de l’Ouest du Burkina Faso.

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