La société Burkina Cajou SA a abrité, dans la matinée du mardi 5 mai 2026, la cérémonie régionale mensuelle de montée des couleurs nationales. L’événement a réuni l’ensemble des corps constitués de la région du Guiriko, venus réaffirmer leur attachement à la patrie, en présence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
Dès 7h30, autorités administratives, forces de défense et de sécurité et acteurs locaux, dont certains vêtus de tenues traditionnelles, se sont rassemblés autour du mât.

Au signal du coup de sifflet, des femmes bôbô ont entonné en chœur l’hymne national en langue bôbô, pendant que le drapeau se hissait progressivement.
Le Guiriko porté par les performances de la SNC 2026
Cette cérémonie intervient deux jours après la clôture de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture 2026. À cette occasion, la gouverneure de la région du Guiriko, Mariama Konaté, a présenté les lauréats régionaux de cette biennale culturelle, ainsi que les personnalités élevées au rang de « Trésors humains vivants ».
Les forces de défense et de sécurité ont également saisi l’occasion pour remettre une enveloppe de 1 017 200 francs CFA et dix sacs de vêtements au profit des personnes vulnérables.

Au chapitre des performances, la gouverneure a salué les résultats de la région, qui totalise 22 prix, pour une valeur de 15 millions de francs CFA. Elle a souligné que cette montée des couleurs revêt un caractère particulier, coïncidant avec le mois du patrimoine, et a exhorté les « Trésors humains vivants » à poursuivre leur mission de sauvegarde et de transmission des savoirs.
Un appel à valoriser le patrimoine culturel
Prenant la parole, le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a exprimé sa reconnaissance aux acteurs culturels et aux populations de Bobo-Dioulasso pour leur mobilisation lors de la SNC 2026. « Il n’y a pas de héros solitaire, il n’y a qu’un peuple engagé », a-t-il déclaré, saluant la réussite collective de l’événement.

Le ministre a par ailleurs invité les Burkinabè à redécouvrir leur patrimoine culturel à travers les chefferies traditionnelles, les musées et les cours royales. « Il faut aller à la découverte de notre pays, car nous ne le connaissons pas assez », a-t-il conclu.
Ali Djibey (stagiaire) / Ouest Info




