Face à la drépanocytose, elle a lutté, elle a résisté et elle avait finit par briser le mythe de cette maladie génétique. Son secret pour dompter ce mal, une discipline de vie quasi-religieuse. Elle n’a jamais hésité à partager ce secret avec les plus jeunes malades de la drépanocytose. Elle était ainsi devenue un symbole d’espoir pour tous ceux qui voyaient en cette maladie une fatalité.
Elle, c’est Mamina Sangaré. Cette femme qui a déjoué tous les pronostics sur l’espérance de vie des personnes drépanocytaires. Rien qu’en juin dernier, elle se confiait à une équipe de Ouest Info sur le fait qu’on pouvait mener une vie normale et vivre longtemps avec la drépanocytose pour peu que l’on soit discipliné vis-à-vis de la maladie.
Et c’est ce dimanche 30 août 2026 que Mamina Sangaré a choisi pour s’en aller pour le repos éternel. Une grosse perte pour ses proches et pour tous les drépanocytaires qui tiraient de sa résilience et de sa longévité, la force de surmonter les difficultés de vie liées à la drépanocytose. Avec la disparition de celle que les plus jeunes appelaient affectueusement “Mami”, c’est une figure marquante de la déconstruction des préjugés sur la drépanocytose à Bobo-Dioulasso, qui s’éteint.
Mais au-delà de cette disparition, Mamina Sangaré a laissé en héritage une puissante arme de combat contre la drépanocytose aux plus jeunes et à la postérité : la discipline de vie. Par les sillons tracés à la sueur de la souffrance silencieuse, à la pierre du courage et à la houe de la résilience, “Mami” ne laisse pas qu’un héritage, elle a aussi, d’une manière, consignée son immortalité.
Ouest Info




