Le Cadre de Concertation des Acteurs de la Chaine Pénale de Bobo-Dioulasso a organisé avec l’appui de l’Organisation Internationale du Droit de Développement (IDLO), un atelier de formation au profit de journalistes et de membres d’organisation de la société civile sur l’information judiciaire. Objectif, renforcer les capacités de ces acteurs de la communication et de l’information sur les concepts juridiques et judiciaires afin de mieux assurer leur mission auprès des citoyens. C’était du 23 au 25 mai 2023 à Bobo-Dioulasso.
Renforcer les capacités de journalistes et d’acteurs de la société civile sur les concepts juridiques et les pratiques du monde judiciaire. C’est le principal objectif de l’atelier de formation organisé par le Cadre de Concertation des Acteurs de la Chaine Pénale de Bobo-Dioulasso en collaboration avec l’Organisation Internationale du Droit de Développement (IDLO). Ainsi une vingtaine de participants de Bobo-Dioulasso se sont familiarisés avec les pratiques judiciaires et les concepts juridiques basiques.
Pour le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, Jean André Zoungrana par ailleurs président du Cadre, cette formation devra permettre aux participants d’améliorer leurs méthodes de travail en rapport avec le monde judiciaire afin de pouvoir donner une information de qualité aux populations. Il a rappelé que le procureur et le juge de manière général sont soumis à la loi. Ce qui veut dire que leur décision sont toujours fondées par des dispositions légales. Et selon lui, les justiciables doivent comprendre cela et changer de regard par rapport au travail du procureur et aux décisions de justice. Cet objectif ne peut être atteint que si les journalistes et acteurs de la société civile ont des compétences et connaissances par rapport au fonctionnement de la justice et au langage juridique. « Ce cadre de formation est donc une opportunité pour les acteurs ciblés de pouvoir mieux comprendre le monde judiciaire afin d’éviter les préjugés autour du travail des acteurs de la justice. Ce qui permettra de donner les bonnes informations aux populations sur le travail de la justice », précise Jean André Zoungrana.

Gestionnaire du programme justice pénale du bureau du Burkina de IDLO, Urbain Yaméogo inscrit l’accompagnement de son organisation à cette initiative dans le cadre du programme appui intégré au système de justice pénale du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Pour le représentant de l’institution à l’activité, cette formation se tient dans un contexte de terrorisme où les journalistes et autres acteurs de l’information et de la communication doivent nécessairement connaitre le langage juridique et l’organisation judiciaire ; comprendre certains concepts juridiques et judiciaires ; comprendre les règles et exigences rattachées à la procédure pénale. Cela concourt selon lui à la diffusion de la bonne information qui favorise la connaissance et l’acceptation des décisions de justice par les citoyens.
Respectivement substitut du Procureur du Faso près e TGI de Bobo-Dioulasso et substitut du Procureur du Faso près le TGI de Fada N’Gourma, Pierre Ouédraogo et son collègue Aristide Parfait Sadwidi ont entretenu en bonne haleine les participants entre autres sur l’organisation judiciaire du Burkina Faso, les ordres juridictionnels et les différentes étapes de l’action pénale. Selon ces praticiens du droit, l’institution judiciaire appartient au peuple. C’est pourquoi, elle est à leur service. Les deux magistrats ont rassuré que la justice est proche des justiciables et il leur appartient de la mettre pleinement à leur service. Cette formation a été aussi l’occasion pour les participants de comprendre que le procureur et le parquet de manière générale est la source vers laquelle les journalistes doivent se diriger quand il y a besoin d’information en rapport avec la justice. Une information qui a déconstruit les préjugés autour du monde de la justice qui était vu comme un milieu fermé aux professionnels de l’information et de la communication.
A l’issue de la formation, les participants ont salué la franchise des débats et ont souhaité que cette collaboration continue afin de dissiper tous les porches d’incompréhension entre les professionnels de l’information et les acteurs du monde judiciaire.
Abdoulaye Tiénon/Ouest Info




