À l’occasion de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture, Sophie Yéri Kambou s’est illustrée dans la discipline du tir à l’arc. Mère allaitante, cette femme résiliente a dominé les premières étapes de la compétition dans la catégorie dames adultes. Elle a valablement représenté la région du Djôrô aux côtés d’autres pratiquants de ce sport traditionnel. C’est au stade Wobi qu’elle s’est montrée adroite dans une discipline majoritairement pratiquée par des hommes.
Mère allaitante, elle était l’une des ambassadrices de la région du Djôrô dans la discipline du tir à l’arc à la SNC Bobo 2026. Malgré les difficultés, elle a su se montrer à la hauteur de la mission de représentation de toute une région à cette 22ᵉ édition de la biennale culturelle. Suivant avec discipline les consignes de son encadreur, elle s’est montrée habile lorsqu’il s’est agi de tenir l’arc et de viser la cible.
Elle, c’est Sophie Yéri Kambou, une tireuse à l’arc qui n’a pas fléchi face aux difficultés lors de la compétition de tir à l’arc de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture à Bobo-Dioulasso. Elle a terminé 3ᵉ de cette compétition dans la catégorie adultes dames.
Selon elle, les contraintes liées à sa situation de mère n’ont pas entravé sa détermination à représenter valablement sa région d’origine. « Je rencontre quelques difficultés avec mon enfant. Parfois, elle pleure. Parfois, je veux tirer et elle vient s’accrocher à mes pieds. Mais je trouve des moyens pour me maintenir excellemment dans la compétition », nous a confié Sophie Yéri Kambou.
« C’est mon père qui m’a motivée à faire le tir à l’arc… »
Fait marquant, Sophie Yéri Kambou en est à sa première participation à la Semaine nationale de la culture. Elle explique sa passion pour le tir à l’arc par un héritage familial.

« C’est ma première fois de venir à Bobo pour la compétition. Je pratiquais le tir à l’arc avant mon mariage. C’est mon père qui m’a motivée à faire le tir à l’arc, car il pratiquait lui-même ce sport. Je me suis donc inspirée de lui », confie-t-elle, levant un coin de voile sur son amour, sa résilience et son engagement dans ce sport traditionnel.
Jean Philippe Hien est l’encadreur de Sophie Yéri Kambou. Il salue le courage, la bravoure et la résilience de la tireuse à l’arc. Selon lui, l’entraînement s’est avéré particulièrement ardu et a requis une abnégation totale. « Sophie, c’est une mère, ce n’est pas facile. Elle est mariée, elle est courageuse et résiliente. Elle a obtenu un bon rang, mais ce n’est pas entièrement satisfaisant, car les performances qu’elle a enregistrées ne reflètent pas son niveau réel. Elle pouvait faire mieux », témoigne Jean Philippe Hien au sujet de cette mère allaitante qui a terminé 3ᵉ de la compétition dans la catégorie adultes dames à la SNC Bobo 2026.
Du reste, il est à retenir que la particularité de Sophie réside dans sa condition de mère allaitante, qui a su se démarquer au tir à l’arc pendant la SNC Bobo 2026. Au-delà de cette réalité, la région du Djôrô apparaît comme un véritable réservoir de talents féminins dans cette discipline.
Ali Zongo, Serge Palm, Jean Batiste Ye (Stagiaires)/Ouest Info




