Dans le cadre de la célébration du Nouvel An traditionnel des Bobo-Madaré, le Collectif Lamogoya de Sya a organisé une conférence publique dans la matinée de ce mercredi 24 juin 2026 au quartier Dioulassoba, sous le hangar de Sa Majesté le Massagolotigui Lamine Sanou.
Prévue du 24 juin au 4 juillet 2026, la célébration du Djomènè marque l’entrée dans une nouvelle année au sein de la communauté Bobo-Madaré.
Contrairement au calendrier grégorien, qui fixe le Nouvel An au 1er janvier, les Bobo-Madaré célèbrent ce passage à travers le Djomènè, une fête traditionnelle profondément ancrée dans leur culture.
Une célébration riche en symboles
Bien plus qu’une simple fête populaire, le Djomènè constitue un moment de rassemblement, de prière, de vérité et d’hommage.

À cette occasion, plusieurs activités sont prévues, notamment des repas communautaires, des bénédictions au sein des grandes familles ainsi que le grand carnaval des jeunes, communément appelé « Gouroun », qui se déroule de 22 heures jusqu’à l’aube.
Selon le conférencier Amoroba Sanou, notable de la communauté, le Djomènè est également un moment de bilan social et moral. « Si tu fais du bien, on va te le chanter le jour du Djomènè ; si tu as mal agi, cela te sera également rappelé », a-t-il expliqué.
Cette tradition favorise la reconnaissance des bonnes actions tout en invitant chaque membre de la communauté à réfléchir sur son comportement et sa contribution à la vie collective.
Préserver et transmettre l’héritage culturel
Placée sous le thème « Rôle et place du Djomènè dans la communauté Bobo-Madaré », la conférence a permis de mettre en lumière le caractère identitaire et fédérateur de cette célébration.

Les échanges ont souligné son importance dans la préservation et la transmission du patrimoine culturel Bobo-Madaré.
Au terme de la rencontre, le communicateur a exhorté les populations à respecter et à valoriser cette fête ancestrale. Il a particulièrement invité la jeunesse à s’approprier les valeurs culturelles héritées de leurs ancêtres afin d’en assurer la transmission aux générations futures.
Ali Dkibey (stagiaire)/Ouest Info




