À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée le 19 juin 2026, le Comité d’Initiative contre la Drépanocytose (CID) de Bobo-Dioulasso a organisé une séance de sensibilisation à l’endroit de drépanocytaires ou des parents d’enfants drépanocytaires.
La rencontre a réuni des personnes vivant avec la maladie ainsi que des parents d’enfants drépanocytaires autour du thème mondial : « Drépanocytose : connais-tu ton statut ? »
Sensibiliser pour prévenir
Selon Adjiratou Belemwisgo, administratrice du Centre régional de transfusion sanguine du Guiriko, cette journée constitue une occasion de sensibiliser les populations sur l’importance du dépistage avant le mariage et d’accompagner les familles concernées par la maladie.

« J’invite les participants à s’approprier pleinement les conseils qui leur sont donnés afin d’améliorer la prise en charge et le suivi des personnes drépanocytaires », a-t-elle déclaré.
La drépanocytose n’est pas une fatalité
Pour Bertine Konaté, infirmière formatrice au CID Bobo-Dioulasso, les personnes atteintes de drépanocytose ont avant tout besoin du soutien de leur entourage. « Les personnes drépanocytaires ont besoin d’affection et non de stigmatisation », a-t-elle souligné.
Elle a également rappelé quelques mesures essentielles pour prévenir les crises : boire suffisamment d’eau, éviter les vêtements trop serrés, adopter une bonne hygiène alimentaire et suivre régulièrement les recommandations médicales.

Profitant de l’occasion, elle a lancé un appel aux jeunes : « Faites-vous dépister avant le mariage afin de réduire les risques de naissance d’enfants drépanocytaires. »
Des témoignages pour briser les préjugés
Élève et drépanocytaire de type SS, Cissé Moubarak a témoigné des difficultés auxquelles il est confronté au quotidien. « Je ne peux pas fournir certains efforts physiques, mais certaines personnes pensent que je suis paresseux. Nous avons besoin de compréhension et non de jugements », a-t-il confié, tout en appelant à mettre fin à la stigmatisation.

Mère de trois enfants drépanocytaires de type SS, Raynatou Rabio estime que cette rencontre lui a permis d’acquérir de nouvelles connaissances pour mieux accompagner ses enfants âgés de 17, 14 et 5 ans.
De son côté, Dramane Dama, père d’une fillette drépanocytaire de type CS, a salué l’initiative du CID. Selon lui, les informations reçues lui permettront d’améliorer le suivi de sa fille et de mieux prévenir les complications liées à la maladie.
Un appel à la mobilisation
Le Comité d’Initiative contre la Drépanocytose (CID) de Bobo-Dioulasso poursuit ses actions de sensibilisation et d’accompagnement des personnes vivant avec la maladie.

Pour renforcer son action, la structure appelle les populations, les partenaires et les autorités à soutenir ses initiatives en faveur de la lutte contre la drépanocytose.
Serge Palm (Stagiaire) Ouest Info




