L’Agence nationale de biosécurité (ANB) organise, les 6 et 7 juillet 2026, une session de sensibilisation sur la biosécurité à l’intention des responsables administratifs et des autorités coutumières de la région du Guiriko. À travers cette initiative, l’ANB entend renforcer la compréhension des enjeux liés à la biosécurité et promouvoir des comportements responsables face aux innovations biotechnologiques.
Biotechnologies modernes : domaines d’application et opportunités, risques liés à l’utilisation des produits issus de ces technologies, mécanismes d’évaluation et de gestion des risques, contrôles et inspections, communication sur les risques, participation citoyenne à la prise de décision, ainsi que les mesures prises par le Burkina Faso pour prévenir et réduire les risques biologiques. Tels sont les principaux thèmes abordés au cours de cette session de deux jours.
À travers ce programme, les participants renforceront leurs connaissances sur les dispositifs de biosécurité mis en place pour encadrer l’utilisation des biotechnologies modernes et protéger la santé humaine, animale ainsi que l’environnement.
Renforcer les connaissances des acteurs sur les enjeux de la biosécurité
Pour la Directrice générale de l’Agence nationale de biosécurité, Florencia Zerbo, cette session s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités des acteurs sur les questions liées à la biosécurité.

« Cette session constitue une opportunité de renforcer les connaissances des participants sur les biotechnologies modernes, les OGM et les mécanismes qui encadrent leur utilisation. Elle permettra de promouvoir une meilleure compréhension des enjeux de la biosécurité et de favoriser l’adhésion de tous aux mesures de prévention et de gestion des risques biotechnologiques », a-t-elle indiqué.
« Nous attendons que les participants disposent d’une information juste »
Au-delà du renforcement des connaissances, l’ANB souhaite faire des participants de véritables relais d’information au sein de leurs communautés.

« Nous attendons avant tout que les participants disposent d’une information juste et fiable sur les biotechnologies, les risques qui y sont associés ainsi que les mécanismes mis en place pour leur gestion. En tant que cadres de l’administration et leaders au niveau régional, ils ont un rôle important à jouer dans la diffusion des connaissances acquises auprès des populations et des communautés qu’ils encadrent », a confié Florencia Zerbo.
La biosécurité, un levier pour le développement durable
Représentant le gouverneur de la région du Guiriko, Saïdou Sakira, Haut-commissaire de la province du Kénédougou, a salué l’initiative de l’Agence nationale de biosécurité. Selon lui, cette session constitue un cadre d’échanges et de renforcement des connaissances sur les enjeux de la biosécurité et leur contribution au développement durable.

« Les travaux qui nous réunissent aujourd’hui revêtent une importance particulière. En sécurisant l’utilisation des biotechnologies modernes, nous contribuons à protéger notre agriculture, notre environnement, la santé humaine et animale ainsi que notre riche biodiversité, qui constituent les fondements de notre développement durable », a-t-il souligné.
Cette session de sensibilisation se veut ainsi un cadre de partage d’expériences et de renforcement des capacités des acteurs locaux afin de promouvoir une utilisation sûre et responsable des biotechnologies modernes au service du développement durable du Burkina Faso.
Ackim Traoré/Ouest Info




