5 500 tonnes. C’est la quantité de mangues fraiches attendues à cette campagne 2023 qui, du reste, a été officiellement lancée le samedi 18 mars dernier à Bobo-Dioulasso par le ministre en charge de l’agriculture, Dr Dénis Ouédraogo en présence des acteurs fortement mobilisés pour la circonstance.
C’est la 7ème édition de la cérémonie de lancement officiel de la campagne mangue. Elle se veut être une tribune pour les acteurs directs et indirects, partenaires et décideurs d’échanger autour des difficultés qui émaillent la filière.
Pour cette édition, les échanges ont tourné autour de la mouche des fruits qui a occasionné en 2022, le refoulement des mangues Burkinabè du marché européen.
Une situation que les acteurs veulent inverser cette année. D’où le thème de l’édition de cette campagne qui est : « Mangue saine du Burkina à l’export : Quel professionnalisme des acteurs de la filière mangue ».

Selon Yaya Koné, président de l’interprofession mangue du Burkina (APROMAB), le choix du thème n’est pas un fait de hasard. « C’est au regard des nombreuses interceptions de la mangue du Burkina Faso sur le marché européen que nous avons voulu ce thème. Question de permettre aux acteurs d’échanger autour de la problématique pour envisager des pistes de solutions » a-t-il justifié le choix du thème avant d’exhorter les autorités mais aussi les partenaires à venir en aide à cette filière qui participe « énormément à l’économie nationale mais aussi à l’autosuffisance alimentaire ».
Un cri de cœur déjà entendu par le ministère en charge de l’agriculture qui n’a pas attendu cette cérémonie pour prendre des mesures dans le sens de la lutte contre les mouches des fruits. « Nous avons introduit un dossier en conseil de ministres le 16 mars 2023 qui a été adopté pour autoriser l’importation et l’utilisation de biopesticides pour lutter contre les mouches des fruits », a informé le ministre Dénis Ouédraogo qui, séance tenante, a invité les acteurs à une réunion urgente pour réfléchir autour des questions comme le vieillissement des vergers qui constitue entre autres, des difficultés qui compromettent les efforts des acteurs.

« Nous avons demandé de réunir urgemment les acteurs en vue de réfléchir pour voir comment améliorer ou renouveler le matériel génétique des manguiers. En Inde par exemple, vous avez des manguiers qui ne dépassent pas 1,5 m de hauteur et qui donnent 30 à 40 tonnes de mangues à l’hectare. Nous devons nous revoir » a-t-il signifié.
Cette 7ème édition de la campagne mangue au Burkina Faso se veut donc celle du renouveau afin que la mangue puisse contribuer efficacement à l’autosuffisance alimentaire et à l’économie nationale.
Pour rappel, la mangue rapporte au Burkina Faso plus de 20 milliards FCFA par an comme recettes. Pour joindre l’utile à l’agréable, des produits phytosanitaires comme les pesticides et bien d’autres matériels de travail ont remis aux acteurs.
Jack Koné/Ouest Info




