Le gouvernement burkinabè poursuit sa politique de modernisation agricole. À Douna, dans la province de la Léraba, le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a procédé, le lundi 15 juin 2026, à la mise en eau de deux périmètres irrigués totalisant plus de 1 000 hectares. Un investissement de plus de 14 milliards de FCFA destiné à accroître durablement la production agricole nationale.
La commune de Douna, située dans la province de la Léraba, région des Tannounyan, dispose désormais de deux périmètres irrigués d’une superficie cumulée de 1 010 hectares. La cérémonie de mise en eau a été présidée dans la matinée du lundi 15 juin 2026 par le ministre de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié.
Les infrastructures comprennent la réhabilitation d’un périmètre irrigué de 410 hectares, pour un coût de 2 006 052 448 FCFA, ainsi que la réalisation d’un nouveau périmètre de 600 hectares, financé à hauteur de plus de 12 milliards de FCFA.

Ces aménagements viennent renforcer considérablement les capacités de production des agriculteurs de la zone et s’inscrivent dans la dynamique nationale de conquête de l’autosuffisance alimentaire.
Un ancien périmètre remis en service après les inondations
Réalisé en 1987, le périmètre irrigué de 410 hectares avait été fortement dégradé par les inondations de 2024, le rendant inexploitable. Face à cette situation, le ministère de l’Agriculture a engagé des travaux de réhabilitation en 2025.
Désormais remis en état et mis en eau, le site devrait permettre une production annuelle de 5 648 tonnes de riz et de 5 648 tonnes de blé au cours des campagnes humides et sèches.

À l’occasion de la mise en service de l’ouvrage, le ministre Ismaël Sombié a salué la qualité des travaux réalisés tout en exhortant les producteurs à faire preuve de discipline et de responsabilité dans la gestion des infrastructures. « La vision du capitaine Ibrahim Traoré est de produire en tout temps. Nous voulons désormais trois campagnes de production dans l’année », a-t-il déclaré.
Le ministre a également invité les exploitants à accélérer les travaux de labour, estimant que le niveau d’avancement observé sur le terrain n’était pas satisfaisant à ce stade de la campagne agricole.
Les producteurs promettent de relever le défi
Le message du ministre semble avoir trouvé un écho favorable auprès des bénéficiaires. Les producteurs présents ont exprimé leur engagement à intensifier les travaux afin de rattraper le retard constaté.
Pour Brama Soura, président des agriculteurs de la plaine aménagée de Douna, les exploitants sont déterminés à accroître les rendements afin de contribuer à la promotion de la consommation du riz local au Burkina Faso.
Un nouveau périmètre de 600 hectares pour 2 400 producteurs
Dans l’après-midi, après la mise en eau du périmètre de 410 hectares, le ministre a également procédé à l’inauguration d’un nouveau périmètre irrigué de 600 hectares.
L’infrastructure comprend 2 350 parcelles destinées à environ 2 400 producteurs. Les prévisions de production tablent sur 2 553 tonnes de riz par campagne, aussi bien en saison humide qu’en saison sèche, ainsi que sur 2 050 tonnes de blé durant la campagne froide.

Selon l’ingénieur rural du projet PAVAL, Cheick Abdoul Aziz Diarra, plusieurs infrastructures de conservation ont également été réalisées pour accompagner la production. Il s’agit notamment de six magasins de stockage d’une capacité de 50 tonnes chacun et de six autres de 20 tonnes chacun, pour des investissements respectifs de 500 millions et 150 millions de FCFA.
Vers une autonomie alimentaire du Burkina Faso
Pour le ministre d’État Ismaël Sombié, ces investissements massifs dans le secteur agricole commencent déjà à produire des résultats tangibles. Selon lui, le Burkina Faso a franchi en 2025 le cap des 7 millions de tonnes de céréales produites, permettant de couvrir 126,4 % des besoins céréaliers nationaux.

Fort de ces performances, le gouvernement ambitionne d’améliorer davantage les résultats au cours des prochaines campagnes grâce aux nouveaux périmètres déjà mis en eau et à ceux en cours de réalisation. « Notre ambition est de faire en sorte que le Burkina Faso soit pleinement autonome sur le plan alimentaire », a-t-il conclu.
Ali Djibey (Stagiaire) /Ouest Info




