L’Arrondissement 7 de Bobo-Dioulasso, en collaboration avec la Commission épiscopale Justice et Paix, a organisé, ce samedi 23 mai 2026, une journée de dialogue thématique.
L’objectif de cette rencontre qui a réuni plusieurs acteurs, est de créer un cadre de réflexion et d’échanges entre les différentes parties prenantes afin de promouvoir des mécanismes de prévention et de gestion des conflits fonciers.

Placée sous le thème : « Gouvernance foncière et cohésion sociale au Burkina Faso : quels mécanismes de prévention et de gestion des conflits pour une coexistence pacifique ? », cette initiative traduit la volonté de la Délégation spéciale de l’Arrondissement 7 d’apporter des réponses durables à la problématique foncière, sans engendrer de divisions au sein des communautés.
Des solutions axées sur la participation et la transparence
Parmi les pistes de solutions envisagées figurent notamment la promotion d’une gouvernance participative et inclusive, le renforcement de l’information et de la sensibilisation des populations, l’implication des leaders communautaires ainsi que de la chefferie coutumière dans les processus de médiation, sans oublier la transparence dans la gestion foncière.

Le président de la Délégation spéciale de l’Arrondissement 7, Souleymane Sanon, a souligné l’importance de cette initiative. Selon lui, la question foncière demeure l’une des principales sources de division au sein des populations. « Il était nécessaire de nous asseoir pour échanger et trouver des solutions afin que la cohésion sociale dans notre arrondissement devienne une réalité », a-t-il indiqué.
Une initiative saluée
De son côté, Jean-Baptiste Yanogo, représentant de la Commission épiscopale Justice et Paix, a expliqué que le choix porté sur l’Arrondissement 7 n’était pas fortuit. Il a rappelé que depuis 2021, la Commission accompagne cet arrondissement sur les questions foncières.

Il a, par ailleurs, invité les populations à demeurer à l’écoute des autorités locales, dont le rôle consiste à présenter les politiques publiques et les orientations en matière foncière, tout en encourageant les citoyens à exprimer leurs préoccupations dans un cadre de dialogue plutôt que dans la confrontation.
Pour sa part, Salia Sanou, chef de Belleville, a salué la tenue de cette rencontre. Il a exprimé le souhait que ce cadre d’échanges permette de trouver des solutions aux mésententes et conflits fonciers afin de renforcer l’entente, la paix et la cohésion sociale entre les populations.
Ali Djibey et Aminata Ouédraogo (stagiaires) / Ouest Info




