Ce samedi 22 juillet 2023, le Centre Africain de Droit et d’Administration (CADA) a organisé un panel au profit d’étudiants de Bobo-Dioulasso. L’objectif de cette conférence est de promouvoir le savoir juridique et administratif au Burkina Faso. La rencontre a eu lieu au centre de formation et de recherche de l’Université Nazi Boni.
« La répression des infractions économiques et financières et de la corruption au Burkina Faso ». C’est sous ce thème que le CADA a organisé un panel pour renforcer les connaissances des acteurs juridiques et administratifs sur le droit et ses implications dans le cadre des infractions économiques et la corruption.
Ce cadre de rencontre vise à trouver des solutions face au blanchiment de capitaux, à la criminalité économique et financière qui prend de l’ampleur au Burkina Faso.

Pour Diassibo Toma Gnonli, directeur exécutif du Centre Africain de Droit et d’Administration, ce panel s’inscrit dans le cadre du programme d’activité du CADA. En effet, l’objectif de cette rencontre est de créer un cadre d’échanges entre les théoriciens et les praticiens du droit afin d’apporter une contribution à la compréhension et à l’information sur le phénomène du blanchiment de capitaux.
« La présente rencontre réunie ce matin des juges, des avocats, des enseignants chercheurs et aussi des étudiants. Notre rôle est de renforcer leurs connaissances de la notion de droits juridiques et administratifs. De façon générale, nous veillerons à sensibiliser, à apporter des solutions sur le phénomène du blanchiment de capitaux et les procédures pour entrer en possession de leur droit en cas des abus d’autorité. », a-t-il expliqué le bienfondé du cadre d’échanges et de partage d’expérience.
Haut-commissaire de la province du Houet et président de la délégation spéciale de Bobo-Dioulasso, Adama Bidiga était présent à cette rencontre. Selon lui, ce panel est l’occasion de sensibiliser les acteurs du droit et renforcer les capacités des acteurs sur le terrain en leur diffusant un certain nombre d’informations. « Nous avons voulu accompagner le CADA à travers cette activité qui est une occasion de sensibiliser les acteurs du droit que nous sommes. C’est aussi un cadre pour rappeler la nécessité pour l’ensemble des décideurs qui ont en charge les intérêts de la nation à faire en sorte qu’en termes de gouvernance, nous puissions être bien appréciés. Aussi permettra-t-il de renforcer les capacités des acteurs sur le terrain et de diffuser un certain nombre d’informations », Adama Bidiga a-t-il marqué son intérêt pour cette initiative du CADA.

Pour Seriba Traoré, représentant de Baba Coulibaly parrain de la cérémonie, le CADA est un projet à multiple défis. Il permet de renforcer la capacité des étudiants et des acteurs du droit à collecter et à disséminer les informations sur le droit. « Ce panel permet d’outiller les étudiants de nouvelles techniques qui permettent de détecter les informations en matières économique et financière. De permettre aux praticiens et aux théoriciens de disposer d’outils d’investigation, de saisie, de gel et de confiscation des avoirs illicites », a-t-il expliqué.
Pour les participants, ce panel est le bienvenu. Il permettra de renforcer les connaissances des uns et des autres sur les procédures à suivre en cas d’infractions notamment le blanchiment de capitaux.
Selon Jonas Palé, la répression des infractions en matière économique et financière est belle et bien une réalité dans notre pays. Ce panel a donc été important dans le sens où il participe selon lui, à la sensibilisation à l’information des acteurs du droit.
« En tant que magistrat, cette formation vient renforcer ma capacité dans le traitement des dossiers qui pourront passer entre mes mains », a laissé entendre ce magistrat participant à la conférence.
Notons que le Centre Africain de Droit et d’Administration (CADA) est un projet qui a été créé depuis décembre 2020.
Son siège est dans la commune Bobo-Dioulasso et articule son domaine d’intervention autour de plusieurs axes notamment la promotion des métiers de droit, de collecte et diffusion des informations sur le droit, de renforcement des compétences des acteurs et des usagers du droit.
Adjara Djamilatou Coulibaly et Sita Guitti/ Stagiaires




