Le conseil régional de la jeunesse des Hauts-Bassins tient son premier dialogue consultatif les 15 et 16 septembre 2023. Objectif, créer un cadre d’échanges et de réflexion autour des préoccupations et attentes des jeunes de la région. Présidé par le Président de la délégation spéciale régionale, Moussa Diallo, les travaux de ce premier dialogue consultatif se sont ouverts dans la matinée de ce vendredi 15 septembre 2023. C’était au conseil régional des Hauts-Bassins en présence de plusieurs leaders de jeunesse.
« Jeunesse et employabilité : quel nouveau contrat social afin de garantir le vivre-ensemble dans un contexte d’insécurité ». C’est sous cette thématique que se tient le premier dialogue consultatif des jeunes leaders de la région des Hauts-Bassins.
Premier du genre, ce cadre de concertation est selon Oumar Traoré, Président du conseil régional de la jeunesse des Hauts-Bassins une tribune « pour discuter de la question de l’employabilité de la jeunesse. Mais également voir dans quelle mesure expérimenter le potentiel de la jeunesse de la région des Hauts-Bassins pour accompagner les autorités dans la lutte contre le terrorisme dans la région des Hauts-Bassins ».

Pour lui, en effet, l’organisation de ce premier dialogue consultatif s’inscrit en droite ligne de la recherche « de recommandations et de propositions des jeunes de la région des Hauts-Bassins » à la situation sécuritaire que vit le Burkina Faso.
C’est pourquoi, estime-il que ce cadre de concertation est d’une importance capitale au regard du fait que « les jeunes sont à la fois victimes et acteurs du phénomène terroriste ».
Et étant acteurs et victimes, dit-il, « il est important que nous-mêmes jeunes, on se penche sur ce problème. C’est tout l’essence de l’organisation de ce premier dialogue consultatif pour que les jeunes eux-mêmes viennent discuter de ce problème et faire des propositions concrètes afin qu’on puisse endiguer ce phénomène dans notre pays ».
Ainsi deux jours durant, plusieurs communications sont attendues au cours de ce dialogue consultatif. Il s’agit des communications sur le processus de la réconciliation nationale ; la cohésion sociale et le vivre-ensemble ; l’importance du fonds minier dans le développement des collectivités locales ; les questions sécuritaires et le mécanisme d’implication des jeunes.

Ces communications, de l’avis de Téné Rasmata Zono, Préfet du département de Bobo-Dioulasso représentant le gouverneur, sont capitales pour susciter une implication participative des jeunes dans la lutte contre le terrorisme.
C’est ainsi qu’elle trouve en ce dialogue consultatif « une occasion donnée aux jeunes de participer plus activement à la formulation, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques de développement social ayant un impact direct sur leur vie ».
Plusieurs résultats sont attendus à l’issue de ce premier dialogue consultatif. Des échanges francs entre jeunes leaders de la région sur la problématique de la vraie renaissance du Burkina Faso sont engagés de même que des travaux en sous-groupes sur les questions de paix, de sécurité et de développement de l’esprit d’entreprise, d’éducation et emplois des jeunes.
L’apport du fonds minier dans le développement des collectivités locales et le recueillement des préoccupations et attentes des différents acteurs sont également à l’ordre du jour du premier dialogue consultatif des jeunes leaders des Hauts-Bassins.

Représentant le parrain Al-Hassane Sienou, Fouseni Koné, directeur régional de la chambre de commerce des Hauts-Bassins, estime que la question de l’employabilité des jeunes peut se faire sur deux piliers. « Le premier pilier c’est la question liée à tout ce qu’il y a comme activité génératrice de revenus. Comment on accompagne les jeunes à aller vers l’entrepreneuriat, à aller vers des activités génératrices de revenus. Le deuxième pilier sur lequel on peut actionner c’est la question de la formation professionnelle. Parce que pour accéder à un métier, pour entreprendre, il faut bien disposer de capacités distinctives qui vous permettent d’élaborer votre produit et de le mettre sur le marché », a affirmé Fousséni Koné.
Ainsi les participants ont été invités à s’approprier ce cadre de concertation afin de proposer des recommandations à même de contribuer conséquemment à la question de l’employabilité des jeunes et de leur contribution à la lutte contre le terrorisme.
Diakalia Siri/ Ouest Info




