« On ne peut encourager la dissipation des ressources financières et demander qu’on supporte des charges supplémentaires », dixit le directeur général de la Structure de Gestion des Equipements et Infrastructures Marchands (SGEIM), Amos Lankouandé.
Dans la matinée de ce vendredi 15 octobre, il s’est rendu au Tribunal de grande instance de Bobo (TGI) pour un dossier concernant la situation actuelle qui prévaut au marché central de Bobo et qui a occasionné un sit-in des commerçants qui ne veulent plus d’une « gestion bicéphale » du « poumon économique » de la capitale économique.
Pour Amos Lankouandé, les arguments avancés par ces plaignants pour tenir leur sit-in sont « des arguments fallacieux ».
Trois des signataires de la correspondance adressée aux autorités dans le cadre de ce sit-in sont les mêmes qui ont tenté une annulation de l’arrêté municipal de création de la SGEIM et qui ont été déboutés devant le tribunal administratif, rappelle le DG de la SGEIM.
Un des trois, poursuit-il, n’exerce même pas au marché central. À cette correspondance adressée au Haut-commissaire de la province du Houet avec 9 ampliations, s’ajoute ce que M. Lankouande qualifie de tracts diffusés au marché et qui appelle à une mobilisation des commerçants contre ce « bicéphalisme ».
« Les intéressés savent que la seule structure légale habilitée actuellement à percevoir des taxes au marché, c’est la SGEIM. Il leur revient donc de ne pas encourager ce « bicéphalisme » en ne payant de taxes qu’avec la structure normalement commise à cette perception.
« Le problème, c’est que certains commerçants semblent voir plutôt en la SGEIM, la structure de trop! Deux structures (SGM et SGEIM) qui perçoivent des taxes parallèlement, cela fait un sérieux manque à gagner quelque part dans les caisses! De sorte que des dépenses »supplémentaires » ne semblent plus possibles, puisque le nombre du personnel de sécurité sur le marché n’a pas varié, affirme M. Lankouandé.
Les commerçants se plaignent en effet de problèmes sécuritaires occasionnant des vols de marchandises, « altérant le climat des affaires ». Ils n’estiment pas agir en dehors de la légalité: « considérant l’ordonnance de référé N° 039-1/2020 rendu le 27 octobre 2020 par le conseil d’Etat, nous déclarons la suspension des paiements des taxes au niveau des deux structures de gestion jusqu’à nouvel ordre ». Ainsi est-il écrit dans la correspondance signée par cinq personnes au nom des commerçants.
Pour M. Lankouandé, les faits parlent d’eux-mêmes car il s’agit de personnes qui ont esté en justice et déboutés, qui « font circuler un tract orienté contre la structure légale en vue d’empêcher le fonctionnement normal des deux marchés (central et marché de fruits et légumes) ». « Ils parlent d’un bicéphalisme qui n’existe pas, d’une occupation illégale des guichets et de la radio par la SGEIM, qui est pourtant la seule structure légale actuellement » insiste-t-il. A quoi doit-on donc s’attendre quand chaque champ prétend avoir la vérité de son côté?
Affaire à suivre!
L. Dô Sanon




