La délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso a ouvert, ce jeudi 25 juin 2026, les travaux de sa deuxième session ordinaire de l’année. Pendant deux jours, les membres de l’organe délibérant examineront huit points inscrits à l’ordre du jour.
L’une des principales annonces de cette session concerne le projet de création d’une télévision numérique communale. L’information a été donnée par le Président de la Délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent K. Kontogom.
Selon lui, ce nouvel outil médiatique s’inscrit dans la volonté de la commune de renforcer son dispositif de communication afin d’accompagner plus efficacement les actions de développement local.

« Cette télévision viendra compléter l’environnement médiatique voulu par la commune et facilitera l’ingénierie sociale nécessaire pour relever les défis du développement durable », a-t-il indiqué.
Des pigistes pour la production des contenus
Pour son fonctionnement, la future télévision numérique communale fera appel à des pigistes. À cet effet, un cahier des charges est en cours d’élaboration afin de définir les modalités de leur collaboration avec la commune.

Le document précisera notamment les conditions de rémunération et de prise en charge des prestataires, en fonction des ressources disponibles. La signature d’un contrat sera également exigée afin de garantir davantage de transparence dans la gestion de l’organe.
Un outil complémentaire aux médias existants
Sur un ton empreint d’humour, le PDS a tenu à rassurer les professionnels des médias présents. Selon lui, cette télévision n’a pas vocation à concurrencer les médias existants.

Elle se veut plutôt un outil complémentaire permettant à la commune de gagner en autonomie dans sa communication institutionnelle, tout en valorisant l’histoire, la culture et les richesses de Bobo-Dioulasso.
Les travaux se poursuivront le vendredi 26 juin par une communication prévue dans la forêt classée de Kua. Pour les responsables communaux, cette initiative vise à rapprocher les participants des réalités du terrain. « Il s’agit pour nous de sortir du confort de la salle de fêtes et d’aller au contact direct des enjeux de développement », a expliqué Laurent K. Kontogom.
Ali Djibey (stagiaire)/Ouest Info




