C.M, électricien domicilié à Bobo-Dioulasso, était à la barre de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso, le mardi 9 juin 2026 pour répondre des faits de vol. Selon l’accusation, il a frauduleusement soustrait des fils électriques sur le chantier de construction de l’hôtel Sissima où il était employé.
Les faits remontent au 25 avril 2026. C.M travaillait sur ce chantier en qualité d’électricien. En raison de son comportement, il a été remercié par son employeur, titulaire du marché d’installation électrique du nouveau bâtiment en construction à l’hôtel.
Après son licenciement, il aurait profité de sa connaissance des lieux pour tromper la vigilance des gardiens et dérober des fils électriques. A la barre, il a reconnu avoir volé onze rouleaux de fils électriques de 2,5 millimètres et cinq rouleaux de fils de 1,5 millimètre. « J’avais besoin d’argent. J’ai vendu les fils à un commerçant pour 125 000 F CFA », a-t-il expliqué. Interrogé sur les raisons de son acte, il a affirmé l’avoir commis involontairement.
Qui vous a poussé à voler, a renchéri le président du tribunal ? « Je peux dire que c’est la bague. Elle m’a été remise par un vieux pour m’aider à prospérer. Mais depuis que je l’ai mise à mon doigt, je n’étais plus moi-même. Ma situation financière s’est dégradée », a répondu le prévenu.
Le plaignant a indiqué au tribunal que C.M n’en était pas à son premier forfait. Selon lui, le prévenu avait déjà commis un vol, mais l’affaire avait été réglée à l’amiable. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il avait été licencié.
Des propos corroborés par le ministère public qui a affirmé que le prévenu n’en était pas à sa première comparution devant un tribunal, même si les poursuites engagées à son encontre avaient été abandonnées à l’époque. Pour le procureur, les faits sont suffisamment caractérisés. Il a demandé au tribunal de le déclarer coupable et de le condamner à 36 mois de prison ferme ainsi qu’à une amende d’un million de francs CFA, dont 250 000 F CFA ferme.
Pour son dernier mot, le prévenu a imploré les juges de ne pas l’envoyer en prison. « Je demande votre clémence. Même si je dois travailler pour le pays », a-t-il conclu.
Le tribunal a mis le dossier en délibéré.
Source : Sidwaya
Ouest Info




