Dans la matinée du dimanche 12 mars 2023, la coalition Yèlèma Honronya a reçu à Bobo-Dioulasso « des marcheurs » de diverses nationalités africaines en route pour Ouagadougou à partir de Bamako. L’objectif de cette halte est de rendre visite à leurs camarades de Bobo-Dioulasso qui partagent leur vision. Conduits chez des autorités coutumières et religieuses, les ‘’marcheurs’’ ont sollicité leurs soutiens et bénédictions pour la concrétisation de leur rêve de fédération africaine.
Bamako-Ouagadougou, 862 Km. C’est la distance qu’entendent parcourir à pied 19 ressortissants africains de nationalités différentes. Parti de Bamako le 23 février, c’est le 11 mars qu’ils foulent le sol de Bobo-Dioulasso.
Accueilli par les responsables de la coalition Yèlèma Honronya, les 19 marcheurs sont allés présenter leurs civilités à certaines autorités coutumières et religieuses de la ville. Ont-ils ainsi reçu leurs encouragements et bénédictions pour la suite de leur voyage à pied vers Ouagadougou.
Pour les marcheurs, l’objectif est de leur action est de véhiculer un message sur la nécessité d’une fédération africaine dont le Burkina et le Mali veulent lancer les bases. Ils sont conscients que pour y parvenir, il faut un travail de sensibilisation. C’est pourquoi, disent-ils marquer des haltes dans les localités qu’ils traversent pour échanger avec des leaders dans un élan de sensibilisation à l’adhésion des peuples à l’idée d’une fédération africaine.
« Cette marche a été organisée par des panafricains dans le but de véhiculer un message en faveur de l’unité africaine. Aujourd’hui nous sommes à Bobo-Dioulasso. Vu l’accueil qui nous est réservé, je suis très content pour le peuple du Burkina Faso. Nous sommes convaincus que la jeunesse africaine notamment malienne, togolaise, guinéenne, congolaise, sénégalaise est engagée pour l’unité africaine car toutes ces nationalités sont représentées dans notre en route vers Ouagadougou à pied », fait savoir Abdou Razack Diarra, coordonnateur de la marche.
Membre de la coalition Yèlèma Honronya, Rasmane Ouédraogo est le point focal de la marche. Pour lui, le Burkina Faso et le Mali font face à une communauté de destin. Il faut donc que les peuples de ces pays s’unissent pour mutualiser leurs efforts. Et cette marche s’inscrit en droite ligne avec cette volonté de fédération. « Nous pouvons dire que l’objectif de cette marche est panafricain. Nous avons décidé qu’il faut que les peuples s’unissent. Nous vivons une vie commune hantée par le terrorisme. Le Mali et le Burkina Faso ont cette souffrance en commun. C’est pourquoi ces citoyens africains ont décidé de marcher pour soutenir l’idée de fédération entre le Mali et le Burkina. Et nous adhérons entièrement à l’initiative », Conclu Rasmané Ouédraogo.
Notons qu’après leur halte à Bobo-Dioulasso, ils ont poursuivi leur route vers Ouagadougou où leur voyage à pied est prévu de prendre fin.
Abdoulaye Konkombo (stagiaire)/Ouest Info




