Le Ministère du développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises organise les états généraux de la filière anacarde du Burkina à Bobo-Dioulasso du 31 août au 02 septembre 2023. La cérémonie d’ouverture de ces assises s’est tenue dans la matinée de ce jeudi 31 août 2023. C’était en présence du premier ministre, de membres du gouvernement et de représentants des acteurs des différents maillons de la filière anacarde du Burkina.
« Filière anacarde au Burkina Faso : quelles réformes pour un développement inclusif et durable ». C’est sous ce thème que se tiennent les états généraux de la filière anacarde du Burkina Faso à Bobo-Dioulasso.
L’objectif de ces assises est de diagnostiquer le secteur afin de capitaliser les acquis, relever les difficultés et envisager des perspectives structurantes pour une filière plus forte et compétitive.
Ainsi trois (03) jours durant, les acteurs des différents maillons de la filière auront à échanger à bâton rompu et de manière transversale sur la production, la commercialisation et la transformation de l’anacarde au Burkina Faso.
C’est essentiellement autour des difficultés comme la fraude ; la faible productivité des vergers ; la faible transformation de l’anacarde ; le problème de professionnalisation des acteurs que les participants aux assises concentreront leurs énergies.

Dans la dynamique de dégager de pertinentes recommandations, des panels et des travaux en commission constituent principalement le menu des états généraux de la filière anacarde du Burkina. Pour le ministre du développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises, Serge Poda, l’anacarde est une filière porteuse très importante car elle occupe, dit-il, la 4ème place dans le rang des produits d’exportation. Il est donc important selon lui que les acteurs se penche sur les reformes qui siéent pour que la filière puisse jouer pleinement sa contribution à l’économie nationale.
C’est pourquoi le ministre a invité les participants aux assises à un diagnostic sans complaisance afin de dégager des pistes de solutions innovantes pour rendre le secteur plus dynamique. Il souhaite par ailleurs que les différents acteurs s’approprient les conclusions des trois (03) jours de travaux. D’ores et déjà, Serge Poda pense à la mise en place d’un comité de veille pour la mise en œuvre des propositions de réformes qui seront issues des états généraux de la filière anacarde. Il est convaincu qu’avec une franche implication de tous les acteurs, les propositions de réformes de la filière anacarde peuvent servir de référence aux autres filières porteuses du pays en quête de solutions structurantes à leurs difficultés.
Pour Serge Poda, si le diagnostic est bien fait et les potentielles reformes bien mises en œuvre, la filière anacarde du Burkina est capable d’être la meilleure en Afrique en termes de production, de commercialisation et de transformation.

Prenant la parole au nom du gouverneur de la région des Hauts-Bassins, la secrétaire générale de la région Mariama Konaté a salué la pertinence de la tenue des états généraux de l’anacarde du Burkina. Elle s’est surtout réjouie du choix de Bobo-Dioulasso pour ces échanges sur la filière du fait que les Hauts-Bassins sont une des principales régions productrices d’anacarde. Pour ce faire, elle a invité les participants à ne pas être avares en propositions afin de pouvoir débarrasser la filière de ses difficultés. En signe d’approbation, cette invite jointe à celle du ministre Serge Poda ont été acclamées par les acteurs participants aux assises. C’est par une visite des stands d’exposition des produits de l’anacarde et par une séance de dégustation par le premier ministre que la cérémonie d’ouverture officielle des travaux des états généraux de la filière anacarde a pris fin.
Notons que les principales régions productrices de l’anacarde sont les Cascades, les Hauts-Bassins, le Sud-Ouest et le Centre-Ouest. La filière mobilise plus de 45 000 ménages pour une production nationale moyenne d’environ 100 000 tonnes. Le taux moyen de transformation de cette production est d’environ 12%.
Abdoulaye Tiénon/Ouest Info




