Le Secrétariat Permanent de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Burkina Faso (SP-ITIE) est à Banfora ce jeudi 09 avril 2026. A la rencontre des populations de cette localité de l’ouest du Burkina, l’objectif de l’institution est de leur expliquer le contenu de son rapport 2024 afin d’aiguiser leur compréhension de la gouvernance du secteur minier au Burkina Faso. L’ouverture de cet atelier a eu lieu au Centre d’écoute et de dialogue pour jeunes de Banfora en présence du président de la délégation spéciale de la commune et du Secrétaire permanent de l’ITIE-BF.
Dans le souci de faciliter la compréhension du citoyen de la gouvernance du secteur minier et dans un élan de reddition des comptes, l’ITIE-BF a entamé une campagne nationale de dissémination de son rapport 2024.
16è du genre depuis que le Burkina Faso est membre de l’ITIE qui regroupe actuellement 57 pays, ce dernier rapport a focalisé ses travaux sur les quinze plus importantes industries extractives du pays avec plus de 98% d’activité du secteur minier.

De ces principales activités, il ressort qu’en 2024, les industries extractives ont apporté à l’économie nationale plus de 635 milliards de F CFA dont 612 milliards de F CFA au budget de l’État. Le secteur minier a ainsi contribué à 15% au PIB. Dans la balance commerciale, les industries extractives ont représenté 75% des exportations du Burkina Faso et 0,7% des emplois.
Ce sont des chiffres clés du rapport ITIE 2024 qui ont été présentés à des leaders de la commune de Banfora qui seront chargés de les relayer dans leurs milieux respectifs. Pour le Secrétaire Permanent de l’ITIE-BF, Eric Wilfrid Yirin Zouré, cette action de dissémination se présente comme une sorte de redevabilité aux Burkinabè dans la gestion du secteur minier.

Pour ce faire, il a invité les participants à l’atelier à des échanges francs et à formuler des recommandations pour une meilleure gouvernance des industries extractives au Burkina Faso.
“Le secteur minier apporte beaucoup à l’économie nationale. Il faut donc que les Burkinabè comprennent le fonctionnement et la gestion de ce secteur afin qu’ils puissent mieux s’impliquer dans sa gouvernance pour plus d’impact socioéconomique. C’est là tout l’intérêt de cette campagne de dissémination à travers le pays”, Eric Wilfrid Yirin Zouré explique le bienfondé de la dissémination du rapport ITIE 2024.
Yakouba Barro est le président de la délégation spéciale de la commune de Banfora. Président de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, il s’est réjoui de la tenue de cette activité dans sa commune. Pour lui, ce cadre d’information et d’échanges va permettre à l’ITIE de lever les équivoques et les idées préconçues autour de la gouvernance du secteur minier dans son ressort territorial.

Pour ce faire, Yokouba Barro a invité les représentants des forces vives de sa commune à être assidus, attentifs et participatifs à l’atelier afin d’être de bons ambassadeurs du contenu du rapport ITIE 2024 auprès de leurs camarades.
Du reste, il est à noter que le rapport ITIE-BF 2024 est le dernier rapport de l’institution. Il est traduit en sept langues nationales dans le but de toucher le maximum de Burkinabè. Le rapport ITIE-BF 2025 est, quant à lui, attendu courant 2026 selon le secrétaire permanent de l’ITIE-BF.
Abdoulaye Tiénon/Ouest Info
tienonabdoulaye@yahoo.fr




