Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, à travers la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), a animé ce mercredi 15 avril 2026 à Ouagadougou, un point de presse consacré à la situation du marché du ciment.
« Aucune flambée des prix ne sera tolérée ». C’est voulu clair le coordonnateur de la BMCRF, Sanibè Faho.
En effet selon lui, le ciment fait partie des vingt-sept produits et services soumis au contrôle des prix, conformément à l’arrêté n°2024-00523/MICA/SG/DGC du 13 décembre 2024.
À ce titre, précise-t-il, « toute augmentation unilatérale des prix est interdite, sauf révision officielle des textes en vigueur ».
Les prix restent inchangés
Actuellement, les prix réglementaires du ciment au Burkina Faso restent inchangés selon lui. Le CPJ 35 est fixé à 100 000 FCFA la tonne, soit 5 000 FCFA le sac. Le CPA 45 est vendu entre 111 500 et 115 200 FCFA la tonne, soit entre 5 575 et 5 750 FCFA le sac.
Ces tarifs, fixés par arrêtés ministériels, demeurent en vigueur sur toute l’étendue du territoire national selon lui.
126 tonnes de ciment saisies
Pour faire respecter ces prix, des opérations de contrôle ont été menées à Ouagadougou. Au total, 122 acteurs ont été contrôlés, dont 40 en infraction. Les agents ont procédé à la saisie de 126 tonnes et 17 sacs de ciment, incluant du ciment reconditionné.
Les manquements constatés concernent notamment le défaut d’affichage des prix, la pratique de prix illicites, l’absence de factures et le stockage clandestin.
Selon le coordonnateur de la BMCRF, Sanibè Faho, le respect de la réglementation et la protection du consommateur demeurent une priorité. Il a annoncé la poursuite et l’intensification des contrôles auprès des cimenteries, distributeurs et détaillants.
Ouest Info




