Vingt-cinq femmes journalistes de la région du Guiriko ont bénéficié, les 6 et 7 juillet 2026 à Bobo-Dioulasso, d’une formation sur la santé mentale. Initiée par Silures Média, en collaboration avec l’Union norvégienne des femmes journalistes, cette session vise à mieux outiller les participantes face aux risques psychologiques liés à l’exercice du métier de journaliste.
Pendant deux jours, les participantes, venues de plusieurs organes de presse de la région, ont été formées aux notions essentielles de la santé mentale ainsi qu’aux mécanismes de prévention et de gestion des risques psychologiques auxquels les journalistes sont exposés.
Placée sous le thème « Mental Mirror & Toolkit », cette formation poursuivait plusieurs objectifs. Il s’est agi notamment d’aider les participantes à mieux comprendre les risques psychologiques liés au métier de journaliste, de les initier aux premiers secours en santé mentale et de renforcer leurs capacités afin qu’elles puissent traiter les questions de santé mentale avec davantage de rigueur, d’éthique et d’humanité dans leurs productions journalistiques.

À l’origine de cette initiative se trouve Aminata Sanou, directrice de publication de Silures Média. Seule femme journaliste burkinabè sélectionnée en 2025 pour participer au Mental Health Leadership and Advocacy Program de l’Africa CDC au Nigeria, elle a souhaité mettre les connaissances acquises au service de ses consœurs.
Selon elle, les journalistes sont régulièrement confrontés à des événements traumatisants, à un stress permanent, à de fortes pressions professionnelles et à des situations émotionnellement éprouvantes.
Pourtant, la santé mentale demeure un sujet encore insuffisamment abordé dans les rédactions. Cette formation se voulait donc un cadre d’échange et d’apprentissage permettant aux participantes de mieux appréhender ces enjeux.

Les communications ont été assurées par Soampa Marc Ouoba, ingénieur en santé mentale. Plusieurs modules ont été développés, notamment les techniques de relaxation, la gestion du stress, les premiers secours psychologiques, les stratégies de résilience ainsi que les risques de traumatismes auxquels les journalistes peuvent être confrontés dans l’exercice de leur profession.
Au terme des deux jours de formation, une cérémonie de remise d’attestations a sanctionné la participation des bénéficiaires. Les organisateurs se sont félicités de la forte mobilisation des participantes et ont exprimé le souhait de pérenniser cette initiative afin qu’elle bénéficie à un plus grand nombre de professionnels des médias.
Aminata Ouédraogo (stagiaire)/Ouest Info




