À Bobo-Dioulasso, les préparatifs du mariage ne se limitent plus aux fiançailles, à la dot ou encore à la cérémonie officielle. Depuis quelques années, une nouvelle pratique gagne en popularité : l’enterrement de vie de jeune fille. Ce moment festif, organisé quelques jours avant le mariage entre la future mariée et ses amies, marque symboliquement la fin du célibat.
Dans une ambiance festive faite de musique, de danses, de gâteaux et de repas partagés, les futures épouses profitent d’un dernier moment de détente avec leurs proches avant leur mariage.Installées sous des espaces aménagés du parc, elles célèbrent une transition importante de leur vie.

Pour Catherine Sanou, venue accompagner une amie, cette célébration a une forte portée symbolique. « C’est un moment que la future mariée décrète à l’approche de son mariage pour qu’entre amies, on puisse se retrouver, s’amuser et lui donner des conseils. À partir de ce jour, nous savons qu’elle ne sera plus aussi disponible pour faire des sorties avec nous. Une nouvelle vie de responsabilité l’appelle », explique-t-elle.
Apprécié, mais non obligatoire
Future mariée et candidate au baccalauréat, Traoré Armatou a également choisi de célébrer son enterrement de vie de jeune fille avant son mariage prévu début juillet.

« Quand on quitte le célibat pour le mariage, ce n’est pas une étape à négliger. J’ai voulu partager ce moment avec mes amies avant de commencer une nouvelle vie », confie-t-elle.
Toutefois, elle rappelle que cette pratique n’est nullement une obligation. Selon elle, chacun doit l’organiser selon ses moyens afin d’éviter les dépenses excessives. « J’ai essayé de rester raisonnable dans les dépenses. L’essentiel n’est pas de dépenser beaucoup, mais de profiter du moment avec ses proches. J’ai juste engagé une somme de 30 000 f CFA pour couvrir les dépenses de mon enterrement de vie de jeune fille. J’ai acheté du Champagne, du gâteau de la nourriture et diverses », souligne la jeune femme.
Et les espaces de loisirs en profitent
Au Parc écologique Baba Coulibaly, l’engouement pour ces célébrations est de plus en plus perceptible. Le responsable du site, Zakaria Zonon, constate une fréquentation croissante des futures mariées.

« Les samedis et dimanches, nous recevons parfois entre sept et dix groupes différents. Les enterrements de vie de jeune fille sont devenus une activité régulière qui contribue au fonctionnement du parc », indique-t-il.
Serge Palm et Aminata Ouedraogo (Stagiaires) Ouest Info




