Dans la soirée du dimanche 28 juin 2026, l’Association de la parenté à plaisanterie Cascades-Kénédougou-Sud-Ouest (CK-SO/Bobo) a organisé une grande kermesse consacrée à la parenté à plaisanterie. L’événement a réuni les communautés du Djôrô, du Kénédougou et des Tannounyan autour d’un objectif commun : promouvoir et valoriser cette pratique ancestrale, symbole de fraternité, de paix et de vivre-ensemble au Burkina Faso.
Pour cette première édition, les différentes communautés liées par la parenté à plaisanterie se sont retrouvées dans une ambiance conviviale.
Prestations des troupes culturelles dagara et sénoufo, échanges fraternels, séances de plaisanteries, rue marchande mettant en valeur les mets locaux ainsi que les boissons traditionnelles ont rythmé cette rencontre culturelle.

Selon le président du comité d’organisation, Cédric Dabiré, l’association s’est donnée pour mission de sauvegarder et de promouvoir cette tradition. « C’est un devoir pour nous de mener des activités autour de la parenté à plaisanterie afin de perpétuer cette valeur ancestrale », a-t-il déclaré.
Les témoignages recueillis au cours de la cérémonie ont également mis en avant le rôle de cette pratique dans la prévention et le règlement des conflits entre communautés.

Pour Lamine Koné, la parenté à plaisanterie demeure un puissant levier de cohésion sociale dans le contexte actuel du Burkina Faso. « La parenté à plaisanterie constitue un socle de cohésion sociale et de solidarité entre les communautés. Nous sommes là pour communier et fraterniser », a-t-il affirmé.
Le parrain de la cérémonie, Naawinbêguré Somé, a salué l’initiative, estimant que cette tradition reste un précieux héritage culturel favorisant la paix et le vivre-ensemble.

Bien qu’ayant obtenu son récépissé en 2020, l’Association CK-SO menait déjà, bien avant sa reconnaissance officielle, des actions visant à préserver et à promouvoir cette valeur culturelle burkinabè.
Ali Djibey (Stagiaire) / Ouest Info




