La 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la Culture (SNC Bobo 2026) a officiellement refermé ses portes le 2 mai dernier. Mais aux abords de la foire marchande, l’ambiance a continué d’attirer les festivaliers. Ce lundi 11 mai 2026, dernier jour de présence sur les lieux pour plusieurs exposants, ces derniers ont confié à Ouest Info leurs expériences de vente, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la foire marchande.
Installés aux alentours du site depuis le 4 mai, ces commerçants ont poursuivi leurs activités après la clôture officielle de l’événement afin d’écouler leurs dernières marchandises. Vêtements, accessoires féminins, objets traditionnels et divers articles ont ainsi continué de trouver preneurs aux abords du site de la SNC.
Pour certains, vendre en dehors du site officiel, au plus près des passants, constitue un moyen plus simple d’interagir avec les acheteurs.
« Les festivaliers ont apprécié mes tee-shirts »
Harouna Zidwemba exposait ses tee-shirts à l’effigie de la SNC le long du boulevard de la Révolution. Selon lui, la forte demande de la clientèle l’a poussé à prolonger d’une semaine la vente de ses articles.

« Les festivaliers ont apprécié mes tee-shirts et ils en voulaient toujours. C’est pour cela que j’en ai commandé d’autres pour continuer à vendre. Même dehors, il y avait toujours de l’engouement autour de mes produits, comme pendant les jours de la SNC. Aujourd’hui, nous allons écouler les derniers articles avant de se donner rendez-vous à la SNC 2028 », a-t-il confié avec satisfaction.
« Les populations peuvent aussi se faire plaisir après la SNC »
Fall N’Dour, venu du Sénégal pour prendre part à la SNC 2026, a lui aussi poursuivi ses activités après la clôture officielle de l’événement. Selon lui, cette initiative permet surtout aux personnes qui n’ont pas pu accéder à la foire durant la manifestation de profiter des produits exposés.

« Beaucoup de gens n’ont pas pu avoir accès à la foire. Au regard de cela, j’ai pris l’initiative d’exposer mes produits au bord de la voie pour les passants et ceux qui sont restés chez eux durant la SNC. Cela me permet d’accroître mon rendement et les populations peuvent aussi se faire plaisir même après la SNC. Je ne dirai pas que le marché à la foire n’était pas rentable, car j’ai pu réaliser plus de 150 000 FCFA avec les perruques pour femmes que je proposais », a-t-il expliqué.
« Au dehors, les acheteurs sont plus à l’aise »
Pour Abdoul Karim Diallo, cette édition de la SNC a été meilleure que les précédentes. Il affirme qu’aucun problème majeur n’a été enregistré sur le site, hormis la pluie qui a perturbé certains exposants.

Cependant, il estime que les échanges avec les clients sont plus conviviaux en dehors de la foire qu’à l’intérieur. « Au dehors, les acheteurs sont plus à l’aise qu’à l’intérieur, à cause du public et de la pression liée à l’événement. Quand ils viennent ici, ils ont le temps de bien évaluer les produits avant de les acheter. Nous avons également plus de facilité à marchander les prix tranquillement jusqu’à la conclusion de la vente. Sinon, l’organisation était de taille, tout comme la sécurité sur le site », a-t-il expliqué.
Une fin d’aventure sous le signe de la convivialité
Pendant que certains exposants continuaient de vendre en attendant la tombée de la nuit, d’autres chargeaient déjà leurs marchandises sur des tricycles, prêts à regagner leurs domiciles après deux semaines passées à Bobo-Dioulasso.
Pour beaucoup, l’ambiance conviviale et le contact direct avec les passants resteront les principaux souvenirs de cette fin d’aventure de la Semaine nationale de la Culture 2026.
Ackim Traoré & Serge Palm (stagiaire)/Ouest Info




