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Projet de loi de finance gestion 2022 : La société civile se fait entendre

La Plateforme des organisations de la société civile pour la justice fiscale examine le projet de loi de finance gestion 2022 du Burkina Faso. Les travaux d’analyse de ce projet de loi de finance ont été effectifs pendant deux jours par les acteurs de cette faitière d’OSC. Au terme de ces deux jours de travaux, la Plateforme a organisé ce jeudi 14 octobre 2021 à Ouagadougou une conférence publique pour la restitution des résultats de leurs travaux et recueillir les observations publiques en vue de l’amélioration de leur document qui sera transmis aux autorités compétentes. La conférence a été animée principalement par Hermann Doanio du CERA-FP, membre de la plateforme.

Lever le mystère injustifié qui couvre la question du budget de l’Etat et de sa gestion tout en incitant davantage les populations à faire des propositions alternatives à l’Etat sur les priorités nationales, exercer un contrôle citoyen sur le budget de l’Etat. Ce sont entre autres les objectifs visés par la Plateforme des Organisations de la société civile pour la justice fiscale à travers le projet dénommé « Initiative multipartite pour une économie humaine en Afrique » financé par Oxfam/Burkina et l’Agence française pour le développement (AFD).

Cette Plateforme, qui réunit douze Organisations de la société civile telles que le CERA-FP, s’est engagé à tenir annuellement des rencontres d’échanges publics sur les différentes lois de finance que les autorités viendront à adopter afin d’élargir le débat sur le budget de l’Etat et mieux orienter le développement national.

Hermann Doanio, Secrétaire exécutif du CERA-FP

Conformément à son engagement, la Plateforme des Organisations de la société civile pour la justice fiscale a tenu une rencontre de deux jours avec ses membres à Ouagadougou afin de passer au peigne fin les différentes articulations du projet de loi de finance gestion 2022. Ces deux jours d’examen se sont soldés par l’élaboration d’un document de base qui fait la synthèse des observations et des recommandations des acteurs de la société civile burkinabè sur le projet de loi de finance gestion 2022. Le document de base élaboré a été soumis à son tour aux participants de la conférence publique, tenue le 14 octobre 2021 à Ouagadougou, pour appréciation.

Selon le Président du conseil d’administration (PCA) du Centre d’études et de recherche appliquée en Finances publiques (CERA-FP), Yoropo Abdoul Dembélé, il est impératif de déconstruire le mythe qui entoure la question du budget national et encouragé les populations à porter leur regard sur l’élaboration et la gestion du budget.  « Les populations doivent pouvoir donner leur lecture sur les priorités déclinées par l’Etat et apporter un regard alternatif sur les priorités de l’heure du pays » a-t-il souligné.

Il indique que le projet que conduit la Plateforme offre cette opportunité singulière aux populations de pouvoir participer de façon raisonnée à la disposition des voiles sur le navire Burkina Faso. Yoropo Abdoul Dembelé a remercié l’ensemble des acteurs qui prennent part aux échanges et indiqué que les différentes observations permettront d’enrichir le document final qui sera transmis aux autorités compétentes pour consultations.

                  Un gap jamais atteint sous la gouvernance Roch Kaboré

La présentation du projet de loi de finance gestion 2022 a été assurée par Hermann Doanio, Secrétaire exécutif du CERA-FP. Il ressort de sa présentation générale que le budget de l’Etat 2022 se situe en termes de recette à environ 2.320 milliards de FCFA et 2.830 milliards de FCFA en dépenses. Herman Doanio fait observer qu’il y a un gap d’environ 570 milliards de FCFA, soit 19% du budget de l’Etat.

Une vue des participants

Il fait observer que ce gap est suffisamment élevé et des stratégies claires n’ont pas été présentées afin de permettre de couvrir ce manque. Il recommande donc à ce que les autorités puissent présenter la stratégie qu’elles entendent appliquer pour combler l’écart. En outre, il recommande que des dépenses moins prioritaires soient reconsidérées et contractées afin de réduire le déficit.

Hermann Doanio a par ailleurs indiqué que le taux d’investissement du pays reste encore faible. A peine 1/3 du budget de l’Etat est en effet réservé à l’investissement. Cela est en contradiction avec cette volonté affichée du Burkina Faso de construire son développement et promouvoir son économie.

Au terme de la présentation, les échanges avec les participants ont permis de prendre en compte certains angles et rectifier  certains points. Cela permettra d’enrichir le document final de la Plateforme qui sera transmis aux autorités.

C. Traoré/correspondant à Ouagadougou

La rédaction
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Ouest Info est un média en ligne basé à Bobo-Dioulasso dans la région de l’Ouest du Burkina Faso.

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