Il s’est tenu dans la matinée de ce jeudi 21 juillet 2022, un atelier workshop sur la modélisation des systèmes complexes au Burkina Faso. Cet atelier qui a duré une journée vise selon les organisateurs à faire la promotion de la modélisation des systèmes complexes au Burkina Faso. C’était au centre de formation et de recherche de l’université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso.
C’est sous le thème « Quelle recherche en sciences de la complexité au Burkina Faso ? » que s’est tenu l’atelier workshop sur la modélisation des systèmes complexes organisé par l’école supérieur d’informatique (ESI) de l’UNB.
Les systèmes complexes selon le comité d’organisation sont des systèmes dans lesquels il y a des interactions entre les différentes entités qui le constituent.
Selon Mahamadou Belem un des spécialistes du workshop au Burkina Faso, des acteurs comme les mathématiciens, les physiciens, les chimistes font de la modélisation des systèmes complexes.
Chose qui, pense-t-il, doit pousser les chercheurs à fédérer leurs actions pour faire de grandes recherches autour de cette thématique. « Il faut que les chercheurs burkinabè se réunissent autour de cette thématique pour voir ce qu’ils peuvent entreprendre avec ce système, car il se trouve dans tous les domaines de la vie » a-t-il indiqué. Il regrette que les chercheurs burkinabè soient très dispersés contrairement à ceux de certains pays dans le monde qui sont en train de réaliser de grandes choses en la matière.

Cet atelier dit-il, vise à développer des synergies autour de cette thématique, l’extérioriser au grand public et décliner son importance.
Pour le président du comité d’organisation Mesmin Dandjinou, la maîtrise des systèmes complexes peut aider à décider, à prévoir des choses afin de ne pas être surpris. « Le déplacement massif de la population du fait de l’insécurité qui va engendrer des situations complexes lorsque des gens vont se retrouver en grand nombre à un endroit donné. La modélisation de ces flux de déplacement peut permettre de prédire certaines évènements pour ne pas être surpris » a-t-il expliqué.
Au sortir de cet atelier, le président du comité d’organisation estime que le public saura ce que les uns et les autres font, ce qui n’était pas le cas avant l’atelier et les différents acteurs vont se connaitre et fédérer certainement leurs énergies pour des lendemains meilleurs.
Moussa Koné (Ouestinfo.bf)




