Dans la soirée du samedi 13 août 2022, la coordination nationale de l’Unité d’action syndicale (UAS) était face aux délégués syndicaux et aux délégués de personnel de la région des Hauts-Bassins. Objectif, faire le diagnostic de la situation nationale pour une unité d’action. C’était à la bourse du travail de Bobo-Dioulasso.
Face à l’enlisement de la situation sécuritaire et à l’inflation galopante, la coordination nationale de l’Unité d’action syndicale (UAS) a organisé une assemblée générale avec les délégués syndicaux et les délégués de personnel de la région des Hauts-Bassins. Pour le porte-parole de l’UAS, Olivier Guy Ouédraogo, cette concertation vise à consulter la base pour une unité d’action face aux défis du moment.
Prenant la parole face à ses camarades syndicalistes des Hauts-Bassins, Olivier Guy Ouédraogo a passé au crible tous les points saillants de la vie de la nation. De la situation sécuritaire à la cherté de la vie en passant par l’augmentation du train de vie de l’Etat, la culture de l’impunité et le mépris des syndicats, le porte-parole de l’UAS n’a occulté aucun pan de l’actualité du pays des Hommes intègres.
Au sujet des syndicats, Olivier Guy Ouédraogo s’est appesanti sur des faits qui lui font penser à un mépris de la part du gouvernement du MPSR. « A notre première rencontre avec le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba le 27 janvier 2022, il avait promis que les préoccupations des organisations syndicales seraient étudiées et qu’elles seraient impliquées à travers des concertations. En violation de ces engagements, les syndicats qui sont pourtant membres du cadre de concertation tripartite ont été délibérément exclus des rencontres sur la fixation des prix des produits de grande consommation. Tout le monde fait le constat qu’en l’absence de mesures d’accompagnement, les prix décidés et annoncés ne sont nullement respectés. A deux reprises, l’UAS a demandé une audience avec le premier ministre Albert Ouédraogo. Ces demandes ont été méprisées à travers un silence de la part de ce dernier », confie le porte-parole de l’UAS.
Pour ce dernier, le mépris des syndicats par le gouvernement du MPSR affiche une réelle volonté de remettre en cause les droits et acquis des travailleurs. Pour ce faire, il a invité ses camarades des Hauts-Bassins à la « vigilance, à la cohésion et à la mobilisation en vue d’une unité d’action ».
Olivier Guy Ouédraogo annonce par ailleurs que l’AG de Bobo-Dioulasso est le début d’une série de concertation avec les bases des organisations syndicales dans les différentes régions du pays dans la « perspective d’une réaction à la hauteur des défis qui se posent aujourd’hui » aux Burkinabè.
Abdoulaye Tiénon




