Le Ministère de la Justice a organisé, le mercredi 19 août 2026 à Bobo-Dioulasso, une rencontre d’échanges et de partage d’informations avec les partenaires au développement autour de la situation des droits humains au Burkina Faso. Cette rencontre vise à renforcer l’information et le dialogue entre les différentes parties prenantes sur les efforts déployés en matière de promotion et de protection des droits humains.
Présentation du Rapport national 2023-2025 sur la situation des droits humains au Burkina Faso et des rapports relatifs à la contribution des Forces Armées Nationales (FAN), des Forces de sécurité intérieure (FSI) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à la protection des droits humains.

C’est autour de ces axes que des représentants de la veille citoyenne de l’arrondissement 6, des directions régionale et provinciale en charge des droits humains, ainsi que des leaders d’associations et d’organisations de la société civile ont pris part à cette rencontre d’échanges et de partage d’informations initiée par le Ministère de la Justice.
Les participants s’engagent à être des relais dans leurs milieux
Kèrèmassa Ouattara, Chargé de la vie associative et de la veille nocturne de la CNAVC de l’arrondissement 6, a salué les enseignements tirés de la rencontre et a réaffirmé l’engagement de la structure qu’il représente, à les diffuser et à les mettre en pratique.

« Nous avons retenu plusieurs enseignements essentiels. Par exemple, les types de langages à utiliser en période de crise afin de ne pas entraver la marche de la Révolution progressiste populaire (RPP). Pour notre part, cette formation est une responsabilité. Notre travail, à présent, consiste à vulgariser toutes les connaissances acquises ici afin qu’un plus grand nombre de personnes puisse s’approprier ces notions. Nous allons également veiller à les mettre en pratique partout où besoin sera », s’est-il engagé.
Des documents pour rendre compte des efforts engagés
Prenant la parole, Harouna Kadio, Secrétaire général du Ministère de la Justice est revenu sur l’importance des rapports présentés au cours de cette rencontre. « Les rapports qui nous réunissent aujourd’hui ne sont donc pas de simples documents administratifs. Ils sont un exercice de documentation, de transparence et de responsabilité. Ils rendent compte des actions entreprises, des progrès réalisés, des difficultés et ils nous obligent à regarder lucidement ce qui doit encore être amélioré », explique le Secrétaire Général du Ministère de la Justice.

Évoquant le choix de Bobo-Dioulasso pour accueillir cette rencontre, le Secrétaire général du Ministère de la Justice a rappelé les valeurs d’engagement, de dignité et d’héritage incarnées par cette terre. « Nous sommes dans cette ville où les mémoires de Tiéfo Amoro et de Guimbi Ouattara nous rappellent que la défense d’une communauté, en plus de l’assurer par la résistance, peut aussi passer par l’intelligence diplomatique. Notre combat consiste à défendre ce que cette terre représente : un peuple, une dignité, une culture, une mémoire et un avenir », a-t-il laissé entendre.

À travers cette rencontre, le Ministère de la Justice entend renforcer le partage d’informations et l’appropriation des enjeux liés aux droits humains par les différents acteurs. Une démarche qui vise également à consolider la collaboration entre les institutions publiques, les partenaires au développement et les organisations de la société civile.
Ackim Traoré/Ouest Info




