Adama (nom d’emprunt) ne sait plus à quel saint se vouer. Lui qui, après avoir obtenu avec brio sa licence en économie réfléchit à son avenir, va désormais se résigner à chercher de petits boulots pour nourrir une épouse.
En effet, pendant que le jeune homme de 25 ans réfléchissait (après sa licence) à savoir s’il fallait continuer en Master ou chercher un emploi, grande fut sa surprise lorsqu’un après-midi de jeudi de cette année, son géniteur lui expédie une femme du village.
Coup de tonnerre. Et cette femme, le jeune Adama ne pouvait la refuser pour rien au monde. « Je suis le fils aîné de mon père. Selon son entendement de la religion, il a l’obligation de me trouver une femme au risque d’être brûlé à l’enfer si toutefois je forniquais. Je m’y attendais plus ou moins mais pas cette année. Si je la refuse, je serai renié par mon père puisqu’il m’a déjà mis en garde à propos » raconte-t-il avec des larmes aux yeux.
Aussi, le jeune Adama qui « rêvait grand », va désormais se résigner à trouver de petits boulots pour nourrir cette dernière car ne pouvant pas compter sur son père qui lui-même, peine à nourrir ses quatre (04) femmes et 17 autres enfants.
Fin d’un rêve ? C’est ce que pense le jeune. « Mon père m’a coupé les ailes. Je me demande comment allier recherche de quoi nourrir la femme et poursuite de mes études pour réaliser mes rêves » se demande-t-il.
En attendant de trouver une réponse à cette question, Adama devra d’abord résoudre une équation : Comment se loger avec sa nouvelle femme car, vivant avec un camarade dans un célibatériüm communément appelé entrer-coucher.
JKA




