Plus d’une trentaine de journalistes ont renforcé leurs capacités sur les terminologies à adopter dans le traitement de l’information en lien avec le terrorisme et les droits humains. La session s’est tenue le 15 juillet 2026, en marge des Journées de communication et de vulgarisation des rapports de référence sur la situation des droits humains au Burkina Faso, organisées du 14 au 15 juillet par le ministère de la Justice.
Au cours de cette formation, les participants ont été sensibilisés aux terminologies appropriées, au rôle et aux responsabilités des médias dans la lutte contre le terrorisme, ainsi qu’aux mécanismes de protection des droits humains.
Les échanges ont été marqués par des communications, des témoignages et des recommandations destinés à améliorer le traitement médiatique des questions sécuritaires.

Selon Marcel Zongo, directeur des droits humains au ministère de la Justice, cette initiative vise à renforcer les compétences des professionnels des médias afin qu’ils contribuent davantage à une communication responsable sur les droits humains.« Le comportement des journalistes burkinabè dans le traitement de l’information est globalement appréciable. Cette activité a été organisée pour leur fournir des outils qui leur permettront de mieux communiquer sur la réalité des droits humains dans notre pays », a-t-il expliqué.
Il a rappelé que le Burkina Faso a fait le choix de promouvoir une communication valorisant les actions des forces combattantes, tout en préservant sa souveraineté. À cet effet, plusieurs expressions jugées inappropriées ont été passées en revue afin d’encourager l’utilisation de terminologies conformes au cadre juridique national. Il s’agit notamment des expressions « zones inaccessibles ou rouges » et « groupe armé terroriste non identifié ».
Des journalistes satisfaits des acquis
Les participants ont salué la qualité des communications. Pour Moumouni Barro, cette formation a permis de mieux comprendre certaines notions souvent utilisées par méconnaissance des textes juridiques. « Nous avons beaucoup appris durant ces deux jours. Désormais, nous saurons faire la distinction entre les termes appropriés et ceux qui ne le sont pas. En tant que journalistes, nous devons éviter toute formulation pouvant être assimilée à une apologie du terrorisme », a-t-il déclaré, souhaitant la multiplication de telles initiatives.

Même appréciation de Sébastien Ouédraogo, qui estime que cette session s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la souveraineté nationale. « Les droits humains font partie intégrante de la lutte contre le terrorisme. Cette rencontre nous a permis de mieux comprendre les innovations apportées par le Burkina Faso dans ce domaine », a-t-il souligné.
Au terme de ces deux jours d’échanges, les participants se sont engagés à mettre en pratique les connaissances acquises afin de contribuer à une communication plus responsable et adaptée au contexte sécuritaire du Burkina Faso.
Ali Djibey/Ouest Info




