Le gouvernement burkinabè a rendu public, le lundi 13 juillet 2026, un décret portant réglementation des frais de scolarité dans les établissements privés d’enseignement préscolaire, primaire, post-primaire, secondaire, de la formation professionnelle et technique ainsi que de l’enseignement supérieur.
Cette réforme selon les responsables des ministères concernés, fait suite à plusieurs missions de contrôle menées par les services de l’État, qui ont mis en évidence de nombreuses irrégularités dans la fixation des frais de scolarité.
Les inspections ont notamment révélé de fortes disparités entre les établissements, des augmentations parfois jugées excessives, des frais d’inscription sans justification objective ainsi que l’imposition de frais annexes.
Dans certains cas, les parents étaient également contraints d’acquérir des fournitures, des uniformes ou d’autres prestations auprès des établissements à des prix largement supérieurs à ceux du marché.
Pour mettre fin à ces pratiques, le décret instaure un encadrement des frais de scolarité. Désormais, les plafonds sont fixés selon plusieurs critères, notamment la zone d’implantation de l’établissement, le niveau d’investissement, la qualité de l’offre éducative, le type d’établissement ainsi que les spécificités des filières de formation.
À travers cette mesure, le gouvernement entend protéger le pouvoir d’achat des familles, garantir un accès plus équitable à l’enseignement privé, renforcer la transparence dans la fixation des frais de scolarité et assainir le secteur.
Le texte vise également à prévenir les conflits récurrents entre promoteurs d’établissements et parents d’élèves, tout en renforçant le rôle de régulation de l’État.
Le décret introduit également plusieurs innovations. Il prévoit notamment la catégorisation des établissements privés, le plafonnement des frais de scolarité selon les différents ordres d’enseignement, l’encadrement des modalités de révision des tarifs ainsi que la mise en place de mécanismes de contrôle et de sanctions en cas de non-respect des nouvelles dispositions.
Avec cette réforme, les autorités entendent instaurer un cadre plus transparent et plus équitable dans l’enseignement privé, tout en mettant un terme aux pratiques qui pénalisaient de nombreuses familles.
Ouest Info




