Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la circulation des grosses motos et tricycles a été interdite dans certaines provinces du pays. Dans la région de la Boucle du Mouhoun, la Kossi fait partie des quatre (04) provinces concernées par la mesure. Quelques semaines après l’entrée en vigueur de cette mesure dans la province, les habitants tentent de s’adapter à la situation.
Entrée vigueur, il y a moins d’un mois, la mesure d’interdiction de circuler avec de grosses motos et tricycles dans la Kossi est respectée par les habitants. C’est du moins le constat que l’on peut faire dans la localité.
On remarque que les habitants tentent de s’adapter. Les vieilles mobylettes qui n’étaient désormais garées que pour des souvenirs regagnent la circulation. Dans un piteux état, certains de ces engins de moteurs à deux (02) temps substituent les grosses motos pour les déplacements dans la ville de Nouna.
Les vélos réapparaissent en abondance en circulation. En désespoir de cause, certains habitants de villages de la province se déplacent à dos d’ânes, de chevaux et parfois dans des charrettes.
Mais ces populations ne s’en plaignent pourtant pas. Elles disent comprendre le bien-fondé de la mesure. « Cette mesure nous coûte beaucoup mais on va s’adapter car c’est de bonne guerre. Pourvu qu’on obtienne les résultats escomptés », confie un habitant de la province.
Tout comme lui, la plupart des habitants interrogés sont favorables à la mesure. Mais certains ne pensent pas que tout le monde pourra tenir le coup pour longtemps. « Le plus important n’est pas de prendre des décisions. Il faut être capable de les appliquer. Il ne faut pas que cette décision soit comme le couvre-feu qui produit l’effet contraire. Nous attendons de voir des actions fortes sur terre comme dans l’air. Cela pourrait encourager les gens à tenir le coup. Sinon le respect de cette mesure ne saurait durer dans le temps », pense T.M qui est commerçant à Nouna.
Notons que cette province en proie à des attaques d’individus armés depuis un certain temps. Ces attaques se sont accentuées à partir du mois de mai avec des tueries accompagnés de saccage, d’actes de vandalisme et de sabotage de biens publics tels que les lignes électriques et téléphoniques.
Adama Dama/Nouna




