Dans la matinée du mercredi 27 juin 2023, une branche de Yèlèma Honronya appelée ‘’membres fondateurs’’ de la coalition a tenu une assemblée générale à la place Tiéfo Amoro. L’objectif de cette activité est de présenter les membres des différentes structures de la coalition et de se prononcer sur la crise que traverse l’organisation.
Au cours de l’activité organisée par « les membres fondateurs » de la coalition Yèlèma Honronya, il était question de présenter, selon les organisateurs, les structures de la coalition à ses membres et sympathisants.
Selon Moussa Konaté, coordonnateur des « membres fondateurs » de Yèlèma Honronya, la coalition se porte bien. Il y a juste, dit-il, des membres révoltés qui ont créé une dissidence et qui mènent des activités au nom de la coalition sans en avoir la légitimité.
Pour Moussa Konaté, la mise en place d’un Haut Conseil au sein de la coalition est à l’origine de la dissidence des membres qu’il appelle « camarades révoltés ».
Porte-parole des « membres fondateurs » de Yèlèma Honronya, Oumarou Guira a refait l’historique de la création de la coalition qui, selon lui, remonte au 20 février 2022. Tout serait parti, précise-t-il, de la démission de Issiaka Porgo, tout premier responsable de la structure le 31 janvier 2023.
« C’est au cours d’une réunion le 1er février 2023 que des camarades révoltés ont refusé de reconnaitre le Haut Conseil et ont imposé plus tard le camarade William Adama Traoré comme président de la coalition. Ils vont par la suite demander au Haut Conseil d’accepter cette décision ou ses membres sont d’office considérés comme démissionnaires. Ce qui n’est pas conforme aux règlements de la charte de la coalition », Oumarou Guira explique-t-il les origines de la crise au sein de la coalition Yèlèma Honoronya.
Selon le porte-parole, la coalition « était victime d’accaparement de quelques individus dissidents et la majorité des membres fondateurs n’étaient ni considérés ni consultés. Cela constitue une violation passible de poursuites judiciaires selon l’article 17 de la charte de la coalition ». C’est compte tenu de cet état de fait que les membres fondateurs ont décidé, souligne Oumarou Guira, « de stopper les dérives autoritaires des dissidents de la coalition ».
Des accusations que le camp de William Adama Traoré rejette en bloc. Selon le vice-président de cette tendance de la coalition Issouf Ouédraogo, la coalition a connu un problème de leadership après la démission de Issiaka Porgo. Ce qui a conduit au choix de William Adama Traoré comme président de la coalition à l’unanimité des 78 membres présents à l’assemblée générale ce jour. « Quand William Adama Traoré arrivait, hormis deux personnes, ceux qui se réclament membres fondateurs ne se préoccupaient plus des affaires de la coalition. C’est ainsi que le nouveau président a convoqué une réunion pour proposer de dissoudre l’ancienne charte et rédiger une nouvelle afin de pouvoir mieux organiser la structure. Ce qui fut fait et depuis lors la coalition connait un succès sans précédent. Ce qui suscite aujourd’hui des convoitises », explique Issouf Ouédraogo.
Pour les accusations portées à leur encontre, ce dernier promet une action pour les départager sur la question. « Nous allons porter plaintes contre ceux qui travaillent à nous discréditer auprès de la masse. Nous sommes les responsables légitimes de la coalition car nous disposons du récépissé de la coalition. C’est la justice qui va nous départager dans cette affaire nous n’allons pas continuer à assister à cette campagne de dénigrement à notre encontre », Issouf Ouédraogo annonce-t-il.
Du reste, « les membres fondateurs » de la coalition annonce très prochainement la mise en place d’un nouveau bureau inclusif et consensuel. Ils appellent par ailleurs le gouvernement à la rédaction d’une nouvelle constitution en phase avec les réalités socio-politiques et économiques des Burkinabè.
Dans cet ordre d’idée et pour réaffirmer son soutien à la transition actuelle, cette branche de la coalition Yèlèma Honronya invite ses membres et sympathisants à une mobilisation massive ce samedi 1er juillet 2023 à Bobo-Dioulasso pour donner de la voix contre toute tentative de déstabilisation du pouvoir en place.
Abdoulaye Tiénon/Ouest Info




