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Bobo-Dioulasso : Le secteur 18 a soif !

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A Bobo-Dioulasso, les coupures intempestives d’eau sont le quotidien de résidents dans certains secteurs de la ville. C’est le cas du secteur 18 dans l’arrondissement 5, où depuis déjà un peu plus de deux semaines, les résidents tirent le diable par la queue pour avoir le liquide précieux. Ouest Info y a fait un tour. Les témoignages fusent et le désarroi se lit sur les visages. Lisez plutôt !

Au secteur 18, avoir de l’eau constitue une bataille pour certaines familles. Nombre d’entre elles sont dans l’attente du liquide précieux depuis déjà plusieurs jours. C’est le cas de la famille de Stéphanie.

La trentaine révolue, cette dernière est à l’affût de l’eau depuis plusieurs jours, sans la moindre goutte dans son robinet. « Le problème d’eau du 18 est compliqué. Nous ne savons pas ce qui se passe exactement avec l’ONEA. Cela fait plusieurs semaines qu’aucune goutte d’eau ne sort de mon robinet. Avant, s’était vers 2h ou 3 h du matin qu’il y avait l’eau. Mais actuellement, on se réveille à ces heurs mais rien. Le robinet même reste ouvert au cas où l’eau finirait par venir mais depuis lors rien. Du coup, on a laissé tomber. », confie-t-elle.

Pour donc se procurer ce liquide précieux devenue une denrée rare dans ce secteur, elle est obligée de se rabattre sur les forages publics. « Nous sommes obligés d’aller chercher l’eau dans les forages. Même ce matin, je suis allée chercher l’eau dans un forage non loin de ma cour. Nous oublions même que nous avons un robinet chez nous à la maison », nous-fait-elle le récit de son calvaire quotidien.

Les populations sont obligées de se rabattre au niveau des forages publics pour se ravitailler (Ph. Illustration)

Tout comme Stéphanie, Parfait Yaméogo réside également au secteur 18. Pour lui, cela fait environ cinq (05) mois qu’il est confronté à la pénurie d’eau. Situation qui selon lui, devient de plus en plus alarmante. « Le problème d’eau nous dépasse. C’est une situation qui doit alerter les autorités. Figurez-vous que depuis le mois d’octobre jusqu’à la date d’aujourd’hui, l’eau n’est sortie de mon robinet que deux fois. Nous partons chercher l’eau au forage sinon c’est compliqué » a déploré Parfait Yaméogo.

Ce qui me fait le plus mal, poursuit-il, « ce sont les factures de l’ONEA ».  « Nous sommes obligés d’aller payer en espérant que la situation va s’améliorer. Aucune goutte d’eau ne sort du robinet, mais les factures sont là en fin du mois. Une fois, une de nos factures s’élevait à 68 000f. Pourtant l’eau ne sort pratiquement pas du robinet. Nous sommes allés à l’ONEA et ils nous ont dit de payer la moitié. Ce qu’on a fait. Mais avec tout ça, il n’y a point d’eau. Notre robinet reste ouvert 24h /24h, 7jr/ 7 sans même que l’air ne sorte », s’est-il adressé à nous sur un ton sec qui laisse transparaitre sa colère.

Même lieu, autres réalités

Cherifa Coulibaly quant à elle, réside juste à l’entrée du secteur 18. A en croire cette dernière, c’est à partir de 8h que la corvée d’eau commence et ce, jusqu’ à la tombée de la nuit. Elle affirme être habituée à cette situation car c’est devenu une routine.

Mais, déclare-t-elle, « nous avons souvent des coupures d’eau consécutives de trois à quatre jours sans qu’on ne nous prévienne ». Il faut retenir selon elle, que « plus on avance dans le secteur, plus la question de la pénurie d’eau se pose. Car, il y a des familles au fonds du 18 qui n’ont pas accès à l’eau pendant des semaines voire même des mois ». 

A quelque jet de pierre de la cour de Cherifa, nous trouvons Dame Koné. Embouchant la même trompette que Cherifa, elle affirme que les ruptures d’eau se font de façon continue. « Ce qui est désagréable », se Lamente-elle. Mais dit-elle, « il y a l’eau soit tard dans la nuit ou tôt le matin. Nous sommes donc obligés de nous adapter et de nous approvisionner par conséquent » martèle-t-elle.  

Du reste, en attendant qu’une solution pérenne soit trouvée à leur sort, ces résidents continuent toujours de battre le pavé afin de se procurer le liquide précieux.

Leila Korotimi Koté/Ouest Info

La rédaction
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Ouest Info est un média en ligne basé à Bobo-Dioulasso dans la région de l’Ouest du Burkina Faso.

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